Jonathan Tropper, mon compagnon… de voyages !

Jonathan Tropper, mon compagnon... de voyages !

Eté 2015. Les vacances se rapprochent à grands pas, il est temps de préparer ma sélection de romans. C’est décidé, je saute le pas et j’achète un Jonathan Tropper : « Le Livre de Joe ». Depuis, on ne se quitte plus, lui et moi. Du moins dès que je pars en voyage. Mais pourquoi ?

Jonathan Tropper est un auteur américain âgé de 46 ans. Je vous avais déjà parlé de lui, il y a quelques temps, dans mon article sur « Banshee ». Eh oui, en plus d’être enseignant au collège de Westchester et écrivain, l’artiste est également le co-créateur, le producteur et le scénariste de la série. Rien que ça !

Je suis tombée par hasard sur ses romans en flânant chez mon libraire préféré, peu de temps avant de m’envoler pour la Crète donc – mais ça, c’est une autre histoire. J’ai choisi par hasard son second mais premier roman français. C’est-à-dire ? En fait, « Plan B » est le véritable premier roman de Jonathan Tropper. Il a été publié en 2001 aux Etats-Unis… et n’a jamais été traduit en français. « Le Livre de Joe » est son second roman, mais le premier à avoir été publié dans l’Hexagone en 2005. Voilà, c’est simple en fait !

Le résumé m’a séduite et, comme Fannie Flagg, je me suis dit que c’était le roman idéal pour emporter dans ma valise. Si vous avez lu mon article sur l’auteure de « Beignets de Tomates Vertes », vous avez certainement compris j’aimais lire des romans plus « légers » lorsque je suis en vacances. Ca correspond à mon humeur, à mon mode de vie, bref, je me la joue cool Raoul même pour la littérature ! Et puis, quand on prend l’avion et qu’on a un poids à respecter pour la valise, les romans format poche, c’est très pratique.

Dès les premières pages, j’ai ressenti un véritable coup de cœur ! Mon cher et tendre peut témoigner, je n’ai cessé de le lui dire. Et plus j’avançais dans le roman, mieux c’était. Un style léger mais poignant, des moments forts, des thèmes intéressants, un humour noir comme je l’aime… bon, et pas mal de sexe, je dois le reconnaître. Mais après tout, ça fait tout autant partie de la vie que les spaghettis carbonara, non ? Bref, sexe ou pas, le livre était quasi addictif, et j’avais du mal à décrocher.

Histoire de vous donner envie de le lire, voici un rapide topo : Joe a vécu toute sa jeunesse à Bush Falls, où il n’était pas si heureux que ça, coincé entre un père et un frère obsédés par le basket, des amis un peu spéciaux, tout ça tout ça. Une adolescence dans laquelle beaucoup peuvent se reconnaître, somme toute. Le hic, c’est que Joe a eu la « bonne » idée de raconter tout ça dans un roman autobiographique. Il vit désormais à Manhattan, loin de toute ceux qui ont marqué la première moitié de sa vie et qui, vous vous en doutez, n’ont pas très bien accueilli la publication du fameux livre de Joe. Alors, forcément, quand Joe doit retourner chez lui parce que son père est mourant, dix-sept ans après avoir quitté la ville, rien ne va se passer comme prévu. Qui s’y frotte s’y pique, dit-on…

J’ai ensuite pu dévorer Pertes et fracas à Noël, aussi drôle, touchant, grinçant et saupoudré d’hormones que « Le Livre de Joe ». Cette fois-ci, Jonathan Tropper narre les aventures et le quotidien d’un jeune veuf, beau-père d’adoption, confronté à l’ex-mari de sa défunte femme, à sa famille un peu spéciale, à une « amie » envahissante et à ses propres démons. Pour moi, ce quatrième roman est également une pépite.

Pour finir – même si c’est une aventure qui va continuer, je l’espère –, je me suis plongée cet été dans « C’est ici que l’on se quitte » lors de mon road trip italien. Vous savez qu’on dit jamais deux sans trois… Eh bien, c’est confirmé ! J’ai adoré débarquer dans la vie de Judd, un célibataire déçu et décevant aux yeux de sa famille. Famille à laquelle il est hélas confronté suite au décès de son père, et avec qui il va devoir passer sept jours enfermé dans une maison pour faire le deuil, selon la tradition juive. Une sorte de huis-clos familial où l’on règle ses comptes avec beaucoup d’amertume, mais aussi un peu d’amour… Notez que le roman a été adapté en film, si jamais vous êtes plus cinéma que littérature !

Deux autres romans ont été traduits en français, et il me tarde de les attaquer aux prochaines vacances : « Tout peut arriver », et « Une dernière chose avant de partir ». Les critiques de ce dernier sont plutôt mauvaises, apparemment les lecteurs ont été déçus et n’ont pas retrouvé le style de Tropper… J’attends de voir.

Quant à « Banshee »… Si vous avez lu mon article, vous savez à quel point j’ai adoré cette série. Et si vous ne l’avez pas lu eh bien, je vous invite à le faire et à vite regarder le premier épisode, puis le second, puis le troisième… Jusqu’à la fin de la quatrième et ultime saison ! Les thèmes ne sont pas exactement les mêmes, c’est beaucoup plus violent que les romans, mais ça ne m’a pas empêchée de dévorer les quatre saisons !

Si Jonathan Tropper aime malmener les pères dans ses romans et imposer des moments éprouvants à ses personnages, il n’en est pas moins un auteur talentueux. De mon point de vue, du moins. J’ai hâte de le retrouver lors d’un prochain voyage ! Et vous, qu’emportez-vous toujours dans votre valise ?

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