La Dernière Réunion des Filles de la Station-service – et c’est bien dommage !

La Dernière Réunion des Filles de la Station-service - et c'est bien dommage !

A l’occasion de la sortie de « Nous irons tous au paradis« , j’ai eu envie de vous parler un peu de « La dernière réunion des filles de la station-service« , le dernier – enfin, avant-dernier du coup – Fannie Flagg. Je l’ai dévoré cet été, alors pourquoi pas vous ?

Le nom de Fannie Flagg vous dit peut-être quelque chose, et pour cause : elle est devenue assez célèbre dans le milieu littéraire après le succès de Beignets de tomates vertes, son second roman, qui a également été adapté en film. Vous avez également pu la voir dans quelques films, car l’auteure américaine, originaire de l’Alabama, est également actrice.

J’ai entendu parler de Beignets de tomates vertes à la fac, et me suis laissée tenter. J’ai ensuite découvert « Miss Alabama » et ses petits secrets à Noël pendant mes vacances, puis « La dernière réunion des filles de la station-service« , publié en 2015. J’adore lire ses romans quand je suis en vacances, parce que je trouve qu’ils s’y prêtent bien. Le ton est plutôt léger, même si le fond éclaire parfois sur des sujets plus graves, ou méconnus – je vous en parlerai plus tard. Dans tous les cas, c’est le genre de roman que j’aime embarquer dans ma valise, pour faire un « break » entre deux histoires plus dures, ou fantastiques – entre « Les Cités Englouties«  et « Millénium » par exemple.

Mais de quoi parle ce livre, à part d’une réunion, de filles, et d’une station-service ? Dans un récit où le présent et le passé se rencontrent, entrecoupés de lettres et de réflexions, Fannie Flagg raconte l’histoire de Sookie Poole, une femme de l’Alabama un peu âgée qui souhaite seulement passer du bon temps avec son mari, Earl, et nourrir les oiseaux de son jardin. Sa mère, plus qu’envahissante, est persuadée d’être la descendante d’une famille royale, et lui faire vivre un enfer depuis son plus jeune âge. Sookie n’en peut plus, et ne sait comment lui dire car, après tout, c’est sa mère… Ou pas !

Eh oui, voilà l’élément perturbateur qui pointe son nez : un jour, Sookie reçoit une enveloppe, adressée à sa mère, et ne peut s’empêcher de l’ouvrir. Elle découvre alors qu’elle a été adoptée, et descend d’une famille polonaise exilée dans le Wisconsin. Famille dont Fannie Flagg nous narre également l’histoire, à travers le personnage de Fritzi, une jeune femme pas comme les autres, une aviatrice hors pair, et une grande gueule – une femme comme je les aime, quoi.

A travers Fritzi et sa famille, Fannie Flagg raconte l’histoire de femmes qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, ont voulu devenir aviatrices et se sont battues pour leurs droits. Des femmes que l’on a fini par rejeter, et qui sont tombées dans l’oubli. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire le roman bien sûr, mais aussi à vous renseigner sur les WASP – Women Airforce Service Pilots.

Au-delà de son aspect divertissant, le roman est touchant et éclaire le lecteur sur une partie de notre histoire trop méconnue, sur des femmes qui ont voulu servir leur pays, se battre pour la paix, au même titre que n’importe quel homme. Les destins de Sookie et Fritzi se croisent, elles que tout opposait pourtant. La douce Sookie, qui ne veut pas faire d’histoires, et Fritzi la rebelle, qui pousse tous ceux qui se tiennent en travers de son chemin. Mais aussi les sœurs de Fritzi. Un charmant groupe de jeunes femmes qui ont su retrousser les manches et diriger une station-service à elles seules, lorsque les hommes étaient partis servir leur pays.

Un beau roman donc, qui fait du bien et qui, personnellement, m’a appris de choses. J’ai souri, j’ai été révoltée, émue, bref, je suis passée par tout un tas d’émotions. La littérature, c’est fait pour ça, non ?

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