Voyage au bout de l’Italie, Chapitre 3 : Une Braise Sous La Cendre…

Voyage au bout de l'Italie, Chapitre 3 : Une Braise Sous La Cendre...

Bye bye Florence, et direction le Sud, pour rejoindre la Sicile. Un long périple nous attend, mais nous avons prévu des étapes pour couper la route. Première halte : Pompéi. Une ville tristement célèbre, qui a donné lieu à de nombreux récits, œuvres et films, dont un qui a eu le mérite de nous montrer Kit Harrington sans sa peau de bête – mais c’est bien le seul mérite de ce film selon moi. Oublions un instant notre brun à bouclettes préféré, et concentrons-nous sur cette chronique – je sais, c’est dur !

Nous sommes le mercredi 13 juillet et, après avoir mangé vite fait mal fait sur une aire d’autoroute près de Rome, nous voilà enfin arrivés à Pompéi. Ma mère avait réservé des chambres d’hôtes à une quinzaine de minutes à pieds du site. Nous sommes très bien reçus, par un hôte charmant, aux petits oignons et qui, cerise sur le gâteau, nous a présenté son chien, Roméo, un bon gros golden trop mignon – et son chat dont j’ai, honte à moi, oublié le nom. Les chambres proposaient un très bon rapport qualité/prix, surtout compte tenu de l’emplacement géographique. Vu l’heure, nous décidons de remettre la visite des ruines à demain, et préférons aller nous balader dans la ville.

Et là, quelle déception… Hormis le site archéologique, une place centrale et une très, très belle église, il n’y a rien à voir à Pompéi. Vraiment ! La ville n’est pas très propre – mais ce n’est rien comparé à la Sicile, comme vous le verrez la semaine prochaine – et certaines rues sont désertes. On se croirait dans une banlieue un peu craignos et ça ne donne franchement pas envie de se balader tard le soir. Tout en errant dans la ville, nous nous mettons à la recherche d’un restaurant pour le soir – estomac quand tu nous tiens ! Nous en repérons un avec un menu très sympa, un peu original, et nous salivons d’avance en pensant aux poissons et fruits de mers que nous allons déguster au dîner…

Manque de pot, le restaurant est privatisé pour un mariage ! Tant pis, demi-tour. Un autre restaurant attire notre regard : le menu est plus simple, plus traditionnel, mais les prix sont canons et nous avons envie de nous poser. Si certains plats ne sont pas exceptionnels, d’autres valent carrément le détour. Mention spéciale pour la soupe de poissons, qui aurait quasiment pu nourrir toute la tablée ! Une fois la peau du ventre bien tendue, direction le lit pour un bon gros dodo avant d’attaquer la visite de Pompéi le lendemain matin – nous tenions à y être dès l’ouverture pour profiter de la « fraicheur » et éviter les pleins cars de touristes.

Pompéi… Comment résumer en quelques paragraphes une visite aussi marquante ? J’ai décidé d’appeler ma chronique « Une braise sous la cendre », pour faire un clin d’œil à mon premier article sur Votre Talent, mais surtout parce que cela décrit bien ce que j’ai ressenti. En effet, même si ces ruines ont été recouvertes de cendres, même si la ville a été détruite il y a des centaines d’années, j’ai eu l’impression qu’hier encore la vie remplissait les rues, les maisons, les arènes… Tout a été si bien conservé et restauré, c’est vraiment incroyable !

Notez qu’il faut bien une journée pour tout voir, et de sacrément bonnes chaussures de marches, parce que vous allez en faire, des kilomètres, l’air de rien ! Nous avons fait le plus gros, de l’ouverture jusqu’à midi, heure à laquelle nos pauvres pieds n’en pouvaient plus, nos estomacs commençaient à crier famine, et surtout, nous ne supportions plus les groupes touristiques qui envahissaient les allées et nous marchaient dessus, littéralement. Ne croyez pas que j’ai quelque chose contre les gros groupes, chacun est libre de visiter un endroit comme il le désire ! C’est juste qu’ils ont parfois tendance à faire des blocus et à oublier qu’il y a d’autres personnes qui aimeraient s’approcher. Personnellement, je préfère prendre mon temps, sortir un peu des sentiers battus – les petites rues peu empruntées de Venise ont tout autant à offrir que les grandes places noires de monde, par exemple – et faire les choses à mon rythme.

Le 24 août 79, le Vésuve entre en éruption et recouvre la ville de Pompéi de scories et de cendres. C’est la fin d’une cité moderne, attractive et développée, où les riches romains aimaient passer de longs séjours et se prélasser dans les thermes – le Deauville ou le Saint-Tropez de l’époque quoi. Par « chance », les couches d’éléments volcaniques ont permis de conserver la ville, et même les corps, quasiment en l’état. Alors forcément, quand je vois des visiteurs poser leurs pieds sur une fresque pour refaire leurs lacets, mon sang ne fait qu’un tour… Je suis révoltée, vraiment, par l’attitude de certaines personnes et leur manque total de respect. Mais bon, cette chronique n’est pas un cahier de doléances, et j’aurais tellement de choses à dire sur ce qui me révolte et choque qu’il faudrait plus qu’un rendez-vous hebdomadaire pendant un mois pour tout vous raconter !

Le site archéologique de Pompéi est très bien conçu, vous pouvez choisir le parcours que vous préférez, en fonction de vos envies ou de votre temps. Les principales constructions sont indiquées, afin de vous aider à vous y retrouver. Dans les maisons et édifices importants, des panneaux vous donnent des explications. Bon, le hic, c’est que malgré mon bon niveau en anglais, je ne connais pas trop les termes techniques et il est parfois difficile de tout comprendre. De plus, je préfère me balader et observer, remplir ma tête d’images, plutôt que de lire « trop » d’informations. Mais, encore une fois, c’est mon choix ! J’ai tout de même appris que, lors de la Seconde Guerre Mondiale, les américains avaient bombardé les ruines, craignant que des nazis s’y soient réfugiés, et détruisant au passage des pans entiers de notre Histoire…

J’ai également profité de quelques visites guidées en anglais, tendant l’oreille pour attraper au passage quelques informations – toujours utile de laisser trainer une oreille, les frères Weasley l’avaient bien compris ! Encore une fois, je ne sais pas vraiment comment vous décrire ce que j’ai vu et ressenti. Le meilleur conseil que j’ai à vous donner est de vous rendre sur place et de visiter Pompéi, et même, si vous avez le temps et l’envie, de prendre le pass qui vous donne accès à plusieurs sites, moins connus mais qui, a priori, valent tout autant le détour ! Sachez en tout cas que je suis ressortie très touchée de cette visite – même s’il n’y avait pas Kit en tunique courte de gladiateur…

Après un repas plutôt décevant – décidément, niveau restaurants et gentillesse, Pompéi c’est pas le pied ! – où il a fallu réclamer deux plats manquants, nous reprenons la voiture, direction Paestum. Quésaco ? Instant guide touristique : Paestum est une ville où se trouve un site archéologique éponyme, également nommé Poseidonia. On y trouve des ruines de temples grecs, que nous avons pu apercevoir le soir en allant au restaurant, avec le coucher de soleil et tout le tralala. A la base, nous devions visiter le site le lendemain mais, la pluie ayant décidé de pointer le bout de son nez, notre plan est tombé à l’eau – sans mauvais jeu de mots, bien sûr.

Pour la petite histoire, en arrivant à l’hôtel, tous transpirants et avec une irrésistible envie de faire trempette, nous avons eu la bonne surprise d’apprendre qu’ils n’avaient pas reçu notre réservation – la faute à Booking, à l’hôtel ou à la technologie ? – et avons donc été transférés à l’hôtel d’à côté… A savoir un Savoy ultra chic – et un peu prout prout sur les bords. En gros, nous avons été surclassés, si c’est pas chouette ça ! Le restaurant de l’hôtel étant complet – et sûrement bien trop cher –, nous nous sommes rendus à La Bottega Del Gusto, suivant les conseils du Guide Vert. De très bons conseils, d’ailleurs, car le repas était délicieux ! Au menu : des planches dégustation avec fromages, dont la fameuse mozzarella di buffala, charcuteries, antipasti à gogo et viande de bufflonne.

La Sicile se rapproche à grands pas, et je suis sûre que vous avez hâte de savoir combien d’heures j’ai passé à lire au bord de la piscine de notre location tout en buvant du Lemonsoda, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour le découvrir…

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