Voyage au bout de l’Italie, Chapitre 2 : Viva Toscana !

Histoire de clore le chapitre Vérone, sachez que nous nous sommes baladés dans les rues, traversant les places du centre-ville et visitant les églises et le Duomo, dont l’entrée est payante mais le jeu vaut la chandelle – ou plutôt le cierge. J’adore découvrir les églises, je ne suis pas croyante mais je trouve qu’elles sont particulièrement représentatives d’une époque, d’une région et de ses richesses. Le dimanche soir, nous avons dîné dans le même restaurant que la veille, un réel coup de cœur : le Nastro Azzuro – pouce en l’air pour leurs ravioli au loup de mer et aux crevettes, et les gnocchi à la truffe.

Et là, vous vous dîtes : quoi, ils ne sont pas allés voir la Maison de Juliette ? N’en déplaise aux romantiques, dont je fais pourtant partie, nous avons abandonné face à la foule ultra-compacte qui stagnait devant l’entrée, ou se prenait en selfie en train de peloter les seins de la pauvre petite Capulet. Trop de monde, pour quelque chose qui n’en valait peut-être pas tant la peine que ça – et qui coûtait un peu cher à mon goût.

J’ai l’intention d’abandonner l’ordre chronologique et de vous parler ici de la Toscane, car nous nous sommes arrêtés à Florence du 11 au 13 juillet – à l’aller donc – et à Pise du 1 au 2 août – au retour, avec le Sud et la Sicile au milieu, dont je vous parlerai prochainement. Et il m’a semblé plus logique et judicieux de vous raconter mes aventures en Toscane dans une seule et même chronique.

Florence, donc ! Son Duomo, ses palazzi, son porcellino. La ville des Médicis, de la fleur de lys, du Ponte Vecchio. Ma seconde ville préférée en Italie – après Venise – que j’avais déjà en partie découverte cinq ans plus tôt. En partie seulement, parce qu’on ne peut jamais tout voir – et d’ailleurs rien que pour visiter les principaux lieux et musées florentins, il faudrait rester plusieurs semaines, sans compter le temps que l’on passe à faire la queue. C’est pourquoi nous nous sommes séparés en groupes le mardi, en fonction de nos envies – eh oui, quand on n’a qu’une journée à consacrer à la magnifique Firenze, des choix s’imposent. De mon côté, j’ai décidé de retourner voir le Palazzo Pitti, qui m’avait tant plu la première fois, accompagnée de mon amoureux et de ma « petite » sœur – je mets des guillemets parce qu’elle a seize ans, mesure presque 1m80 et n’apprécie sûrement pas que je l’appelle ma petite sœur, même si c’est le cas.

Mais pourquoi avoir choisi cet endroit parmi toutes les choses à faire à Florence ? Premièrement, il faut traverser l’Arno pour s’y rendre, ce qui donne un bon prétexte pour flâner sur le Ponte Vecchio et prendre de jolies photos. Ensuite, parce que ce palais, d’après moi, permet d’avoir une vue d’ensemble de la ville, au sens propre comme figuré. Je m’explique : d’une part, quand vous êtes dans les étages supérieurs, vous avez une vue imprenable sur le Duomo et le centre. D’autre part, les salles ayant été occupées par différentes familles – et même pendant Napoléon pendant un temps – vous retrouvez différentes influences et caprices. Une loggia a par exemple été fermée pour devenir une salle de bain luxueuse. Enfin, chaque pièce est remplie de tableaux, parmi lesquels vous retrouverez des scènes religieuses, des portraits des Médicis et autres familles influentes, mais aussi des scènes de vie et des paysages italiens. Une exposition de photos sur l’œuvre de Karl Lagerfeld s’étaient incrustée, ce qui, je l’avoue, m’a quelque peu laissée dubitative – mais c’est tout à fait personnel.

Nous n’avions ni le temps, ni le courage, et surtout nous l’avions déjà faite cinq ans plus tôt, mais une autre visite est possible au Palazzo Pitti en achetant une entrée. Le premier billet, le nôtre, permet de visiter l’intérieur du château. Le second donne accès à une exposition de costumes, aux jardins et au musée de la porcelaine – perché tout en haut du jardin, il faut donc être au taquet pour se lancer dans l’aventure.

L’après-midi, après avoir déjeuné rapidement au Yellow Bar – un petit restaurant de pâtes fraîches et de pizzas – nous avons fait un saut à la Farmacia Santa Maria Novella, un lieu incontournable ! Pour le shopping certes, puisque vous y trouverez de nombreux produits de qualité, du savon à la crème après-rasage en passant par le shampoing pour chien – adopté par la chienne de mes parents ! Mais aussi, voire surtout, pour la beauté du lieu : grandes salles voûtées, avec peintures aux plafonds. Du marbre, de la pierre, des dorures et des vitraux vous attendent dans chaque pièce. Le seul hic, c’est que vous ne serez pas tout seul… Pour gagner du temps, vous pouvez faire vos emplettes sur un écran tactile, grâce à une carte magnétique qu’il vous suffit de demander à n’importe quel point. Ensuite, vous pouvez récupérer vos achats, déjà préparés, dans une salle dédiée. Happy technology quand tu nous tiens ! Le tout sans dénaturer l’âme du lieu, bien sûr, et ça c’est vraiment chouette.

Sans vouloir faire de la pub, je tiens à parler brièvement de l’hôtel où nous avons séjourné, Mulino di Firenze, qui était quasiment parfait – hormis le fait de devoir me mettre à quatre pattes sur le tapis pour capter la wifi. L’accueil chaleureux, les chambres décorées avec goût, la navette gratuite pour aller dans le centre de Florence, la piscine avec une vue magnifique sur l’Arno, le petit déjeuner copieux et varié… Tout m’a plu, vraiment. Et enfin, le meilleur pour la fin : le tiramisu du restaurant était à tomber par terre !


Il est temps pour nous de quitter la belle Florence pour nous intéresser à Pise, sa petite sœur. Mais avant, une petite pause près de Sinalunga s’impose ! C’est en effet près de cette ville que nous avons décidé de couper la route – et de dormir – avant de nous rendre à Pise le lundi. L’hôtel, Il Pia Dama, construit dans un château assez récent mais typiquement toscan – avec ses briques rouges qui lui donnent un charme fou – était très agréable. Mais le top du top, c’est le restaurant que nous a conseillé la jeune femme de l’accueil : La Rocca. Situé dans un charmant village à flanc de montagne, nous avons pu profiter d’une très belle vue sur la terrasse. Quant à la nourriture, elle valait le détour, le tout pour un rapport qualité/prix on ne peut plus correct. Je citerai pour exemple l’assiette d’antipasti à la truffe, à 15€ seulement. Un tout petit bémol cependant : mes pâtes à la viande et aux truffes étaient un poil trop salées – mais en Italie tout est toujours trop ou pas assez salé, j’ai l’impression.

Et Pise dans tout ça ? Au premier abord, j’ai été assez surprise. En effet, le centre-ville parait tout petit, le Duomo et la fameuse Tour sont à proximité d’une route passante, comme s’ils avaient été construits là par erreur. Par rapport à Florence par exemple, où les grands monuments sont majoritairement entourés de rues piétonnes, ça nous a fait drôle. Mais plus nous avancions dans la ville – après avoir mangé dans un restaurant pas terrible et on ne peut plus basique – et plus nous découvrions ses secrets. Des façades sublimes. Des petites rues calmes et à l’ombre. D’autres, plus grandes, remplies de H&M et autres Zara. Une sorte de mini-Florence, mais plus paisible – hormis près de la Tour et du Duomo où vous vous faites piétiner par des touristes prêts-à-tout pour prendre un selfie ou faire semblant de tenir cette pauvre tour qui n’a rien demandé à personne. Malgré le mal de pied, s’y promener le nez au vent est très agréable, et l’on tombe par hasard sur de belles surprises, comme l’Université de Pise.

Nous avons clôturé ce court séjour à Pise par un dîner du tonnerre ! Après avoir hésité entre deux restaurants, nous nous sommes tournés, en bons fainéants que nous sommes, vers le plus proche – et je crois que nous avons bien fait. Un menu simple, sans chichis, mais qui permettait de déguster de très bons produits. Le plateau de charcuteries était à tomber, pour un prix on ne peut plus correct. Idem pour le plateau de fromages. Bon, a priori le vin était bouchonné, mais comme je n’en bois pas, je dois avouer très égoïstement que ça ne m’a guère interpelée ! Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement l’Antica Bottega di Pisa.

Bref, y a pas à tergiverser, que ce soit au niveau des paysages, du patrimoine architectural ou de la gastronomie, j’aime la Toscane ! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir un petit bout du Sud avec moi, et surtout ma visite de Pompéi.

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