Café Society : L’élégance signée Woody Allen

Café Society : L’élégance signée Woody Allen

New York au cœur des années 30 : Bobby, un jeune homme juif, vit avec ses parents bijoutiers. Il décide de prendre sa vie en main et s’en va à Hollywood dans l’optique de travailler dans le cinéma. Pour réussir, il compte sur l’aide de son oncle Phil agent de stars déjà très reconnu dans le milieu. Ce dernier l’engage comme coursier et demande à Vonnie sa secrétaire de lui faire visiter la ville. Dès le premier regard, le jeune New Yorkais tombe éperdument amoureux de la belle. Seulement, la jeune femme n’est pas libre mais Bobby ne s’avoue pas vaincu pour autant…

Film d’ouverture de la 69ème édition du Festival de Cannes, Woody Allen nous présente une nouvelle leçon de vie dans « Café Society ». Le réalisateur nous offre un joli plongeon au cœur des années folles et souligne la difficulté du milieu cinématographique, déjà très prisé à l’époque. La réussite sociale est une chose dans les long-métrages de Woody Allen mais les histoires d’amour en sont une autre. « Café Society » est plutôt classique sans réel rebondissement et sans grande surprise. Mais telle est là toute la complexité de Woody Allen qui nous fascine au plus haut point. Bien qu’ordinaire, le film est élégant, illuminé par un casting tout simplement parfait. Dans la peau de Bobby, on retrouve l’excellent Jesse Eisenberg. (Très) naïf et un peu paumé, son personnage propage en nous une affection sincère. L’acteur retrouve pour la troisième fois Kristen Stewart (filmée pour la première fois par Woody Allen) : déjà amoureux dans « Adventureland : un job d’été à éviter » et « American Ultra », les deux font encore des étincelles à l’écran. Les autres personnages sont tous très attachants et ont tous leurs propres problèmes à gérer. Les parents de Bobby sont tous simplement grandioses et leurs conversations sont à tomber (la pointe d’humour du film, c’est bien eux !) : « Le judaïsme aurait dû garantir la vie après la mort, ils auraient eu plus de clients ». Belle surprise de la part de Blake Lively, très radieuse et convaincante !

N’oublions pas que Woody Allen est l’expert des citations sur la vie et on en retrouve encore  beaucoup dans ce film : « Vis chaque jour comme si c’était le dernier, un jour, ça sera le cas ».

47ème films de Woody Allen, « Café Society » reflète encore une fois bien le style du réalisateur : une histoire d’amour compliquée, des dialogues soignés et une morale finale. Une histoire de vie que tout le monde peut vivre à un moment donné.

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