The Revenant : Au cœur de la nature sauvage

The Revenant : Au cœur de la nature sauvage

Hugh Glass, un trappeur Américain se fait violemment attaquer en pleine forêt par un ours. Grièvement blessé, ses compagnons ne peuvent continuer la route avec lui. Ses équipiers décident de s’en aller, de le laisser pour mort. L’homme s’accroche à la vie et entreprend alors un long voyage semé d’embuches afin de se venger de l’homme qui l’a trahi…

Après l’incroyable « Birdman » et ses plans séquences à n’en plus finir, on avait hâte de découvrir la nouvelle œuvre d’Alejandro González Iñárritu (Meilleur réalisateur de l’année pour la deuxième fois consécutive). Le réalisateur nous plonge en pleine nature sauvage dans l’Amérique des années 1800. Inspiré de la légende (romancée) de Hugh Glass, le film est extrêmement réaliste. Le spectateur se retrouve au plus près des personnages, au cœur du conflit entre les Américains et les Indiens. On ressent la douleur de chaque victime, de leur stress jusqu’à leur respiration. L’émotion est palpable. Dès la première scène, lorsque le groupe de trappeurs se fait attaquer par les Arikaras, on tremble de peur comme si nous étions nous-mêmes pris au piège. Les scènes sont crues, glaçantes, les blessures plus vraies que nature. Si bien que pour certaines séquences, il faut avoir le cœur bien accroché. « The Revenant » est une aventure terre à terre que l’on vit avec le héros jusqu’à se rendre dans ses souvenirs et dans l’interprétation de ses rêves. Nous voilà donc plongés au cœur de l’histoire.

Tourné entre le Canada et l’Argentine, le décor est authentique. Les images sont d’une grande beauté, chaque plan est bien pensé et soigné dans les moindres détails. Tout le film a été tourné en lumière naturelle.

Peu de dialogues dans ce film puisque l’on suit le périple quasi solitaire de Hugh Glass, qui avec la gravité de ses blessures et la gorge percée ne peut parler. Les longueurs étaient prévisibles sur 2h36 de film, certains passages sont très longs. Insistons donc sur le fait que la réalisation y fait beaucoup et que les séquences parlent d’elles-mêmes. Pas besoin de grandes discussions pour comprendre. Ce long-métrage reste spécial puisqu’il n’est pas commun dans l’histoire et dans la technique de réalisation du cinéma.

Leonardo DiCaprio est un grand acteur et s’en sort très bien dans le rôle principal. La rédaction est ravie qu’il ait décroché l’Oscar du meilleur acteur cette année ! Il était temps ! Certes, il ne parle pas beaucoup mais il est sacrément touchant, on vit ce qu’il vit et avec son corps, il arrive à nous transmettre toute la souffrance du personnage. Leo n’a vraiment plus rien à nous prouver, c’est l’un des meilleurs acteurs du siècle, presque rien à remettre en cause dans sa filmographie. Quant à Tom Hardy (« Mad Max : Fury Road »), même s’il n’a pas eu le trophée du meilleur second rôle masculin, il est tout simplement excellent dans la peau de Fitzgerald !

Malgré les longueurs parfois pesantes, « The Revenant » et un film à voir pour vivre une aventure inédite au cœur de la nature parfois hostile, parfois protectrice. Applaudissements chaleureux pour Alejandro González Iñárritu et pour le casting parfait de bout en bout.

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