You’re the worst : je ne suis propriétaire de rien sauf de ma vie

Avant toutes autres choses, sachez que cette série que j’ai récemment découverte en pianotant sur l’outil web a d’ores et déjà deux saisons de diffusées depuis juillet 2014, ainsi qu’une troisième en préparation. Rien d’ultra neuf pour les fins connaisseurs donc, mais bel et bien une découverte inédite pour ceux qui me liront aujourd’hui je l’espère.

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So, « You’re the worst«  : Une série crue et honnête sur l’amour, sur fond de poésie à base de bières, sexe et cocaïne dans les neighbourhoods d’Hollywood. Cette romcom, (contraction de comédie romantique), aussi peu romancée qu’elle tente de l’être interpelle sur la peur de l’engagement, la pression sociale et les conventions menées au cœur même de notre société. A l’heure où le célibat est toléré tant qu’il suppose être transitoire, l’enfantement tout sauf une une option dans l’esprit collectif et la débauche réservée aux populations en dessous de 25 ans, comment se rassurer face à ses propres choix ou de conjurer ses peurs ?

Gretchen et Jimmy sont deux trentenaires désabusés de l’amour. Célibataires endurcies, sympathisant du PQR, éternels insatisfaits et pour finir masochistes de la galère. Alors que leur entourage cède au schéma du package « Premium Familial », décomposé d’une maison de banlieue et de son crédit foncier, d’une voiture acquise chez le concessionnaire, de grossesses désirés et d’une vie sociale (et sexuelle ?) moins actives, nos deux protagonistes aux antipodes de la définition « classique » du couple, tentent ensemble une ébauche de relation.

Narcissiques, égoïstes et anticonformistes pour leurs proches, les deux personnages choisissent de ne pas gommer ce qui fait leur caractère et leur charme. Et on les aime pour ça ! Gretchen se présente comme l’homologue U.S et plus moderne de Bridget Jones, empotée dans à peu près tout ce qu’elle touche. Jimmy quant à lui, est un écrivain britannique torturé au talent méconnu. Deux âmes mélancoliques qui nous font fantasmer. Une véritable bouffée d’air frais !  

Une série franche du collier, qui pointe avec un doigt d’honneur les questions récurrentes sur l’amour et les relations humaines. La saison 1 joue la carte de l’humour, l’exaltation des débuts.

La saison 2 elle se veut plus recherchée. Paniqués à l’idée de devenir le tableau de la réussite (Bienvenue dans le monde merveilleux parental et adulte. Une vie édulcorée à l’aspartame, réglée comme du papier à musique, qui ne t’empêchera pas de crever du cancer pour autant) Jimmy et Gretchen s’adonne une débauche exténuante pour se rappeler de leur existence. Reste à savoir si la routine après l’exaltation des débuts, ne pend pas aux nez de cette troisième saison en préparation ? Je vous laisserais en juger par vous-même. 

On garde l’essentiel à savoir sur cette série FX, gare à l’ethnocentrisme, aux codes, aux normes, à tout ce qui fait que toi, moi, nous, le monde pour la grande part du gâteau nommée humanité, sommes des êtres frustrés, limités parfois. Disons merde à ce carcan qui nous confine dans un rôle et musèle nos sentiments pour parfaire au moule de la société. Et rappelle-toi que, l’enfer, c’est les AUTRES.

Bon visionnage à toutes et à tous !

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