Jack’s On Fire, la passion du Rock

Jack’s on Fire a retenu notre attention cette semaine ! Claudia à la basse, Dylan à la batterie et Vince à la guitare électrique, ce groupe a vraiment tout pour plaire. Entre rock’n’roll et allure, de belles sonorités des années 70, remaniées à leur sauce, Jack’s on Fire est un groupe à découvrir. Non, en fait vous DEVEZ le découvrir de toute urgence ! VotreTalent a eu le privilège de les interviewer…

VotreTalent : Bonjour Jack’s On Fire, merci beaucoup d’avoir accepté notre interview, ça nous fait très plaisir ! Alors pour commencer, dites-nous  ça fait combien de temps que vous vous connaissez et d’où venez-vous?
Jack’s On Fire : Vince et moi (Claudia) nous connaissons depuis plus de six ans et sommes inséparables. A l’époque, il avait un groupe à Boulogne sur mer (Pas-de-Calais), la musique était déjà tout pour lui. On était fans des mêmes groupes, les Libertines, les Vines, les Arctic MonkeysNirvanaDeportivo… Vincent composait beaucoup, mais s’est retrouvé sans musiciens. Je me suis alors mise au chant (le plus important pour nous était qu’il y ait deux voix « lead »), puis à la basse. Nous voulions être indépendants, c’était notre projet de vie, notre vie tout-court, alors il était essentiel de garder le contrôle sur chaque note qui serait jouée. Aujourd’hui, ça fait moins d’un an que le groupe existe vraiment, on a fait notre premier concert en mai 2013. Avant ça, on apprenait à faire des chansons dans notre cave et on répétait sur une boîte à rythmes en ligne. Jouer avec un batteur nous a permis de développer davantage le côté « live ».

VT : Comment avez-vous choisi votre nom de groupe car pour chaque formation c’est une identité ! Qu’est-ce que Jack’s On Fire dégage comme valeur ?
JoF : A force de passer tout notre temps ensemble, Vince et moi sommes un peu devenus les deux visages d’une seule et même personne, qu’on a appelée « Jack ». L’obsession ardente, le besoin vital de réaliser nos rêves et d’être libres nous a rendus indissociables. Tout partager avec son alter ego, son double en quelque sorte, peut parfois engendrer quelques phénomènes schizophréniques ou paranoïaques. Dans Fight Club, notre Bible, le personnage joué par Norton, justement atteint de schizophrénie, fait souvent référence à un certain « Jack ». Ce film nous est cher car il véhicule l’idée d’un retour à l’authenticité, d’un refus de la société de surconsommation où tout est « à usage unique », d’une opposition catégorique à un monde préfabriqué, aseptisé, de moins en moins humain et de plus en plus robotique. Cette robotisation se ressent d’ailleurs beaucoup dans le domaine de la musique, il n’est plus question d’Art mais de produits à la chaîne sans âme. Nous tentons d’agir dans ce sens, à notre échelle. Le punk, en somme, c’est notre dynamite à nous. Les valeurs que nous défendons sont surtout la détermination, le vrai, la liberté…. N’abandonne jamais tes rêves parce qu’on te dit de le faire.Ensuite, d’un point de vue purement musical, disons que le feu dégage une idée d’énergie, de lâcher-prise, qui nous est précieuse. Notre but est quand même d’ « enflammer » la salle, mine de rien ! Et puis ça sonne plutôt bien, je trouve. Ca peut rappeler la chanson de Gun Club intitulée « Jack on Fire » ou biencarrément les “Jackson Five”.

VT : Alors comme ça vous participez au Printemps de Bourges 2014 aux côtés de Skip the Use, Anna Calvi, Miossec, Yodélice entre autres Ce serait avec plaisir de vous suivre durant cet évènement ! Vous nous en dîtes plus ?
JoF : En juin 2013, on a participé au tremplin  ROCK THE GIBUS. C’était le deuxième concert de notre vie : pression de fou. Il y a eu plusieurs étapes, et on a finalement décroché notre place en finale. De quoi avoir le cœur qui cogne, j’te dis pas. C’est pour cette occasion qu’on jouera au Printemps de Bourges en avril, sur la scène Pression Live.

VT : D’ailleurs, est-ce possible une petite dédicace lors de l’évènement à VotreTalent avec un artiste du festival ?
JoF : Si l’occasion se présente, oui, pourquoi pas !

VT : Aviez-vous déjà participé à ce genre d’évènement ou d’autres choses un peu spéciales ?
JoF : Jouer au Gibus Club, pour le tremplin justement. C’était cool. Malgré la compétition, on y a découvert un groupe génial, aussi bien musicalement qu’humainement, les Mystified. Ils viennent de sortir un nouvel EP qui déboîte, vous devriez les interviewer ! On est encore amis avec eux, et c’est quelque chose qui compte. A force de s’enfermer au sous-sol pour travailler, on se sent parfois seul. Les rencontres avec d’autres artistes sont donc assez… primordiales.

VT : De qui vous entourez-vous pour la production et l’enregistrement ?
JoF : Pour l’instant, on fait tout à deux. Ayant aménagé un studio de répét’ et d’enregistrement à la cave, c’est comme ça qu’on se débrouille. Vince s’improvise ingé son et on utilise des samples pour la rythmique, voilà. Dans l’avenir, on voudrait des démos avec une vraie batterie, mais on n’a pas encore le matos pour réaliser ça. Si tout se passe bien, on devrait passer en studio pro début juin.

Sinon, voilà ce qu’on a fait dernièrement :

èhttp://jacksonfire.bandcamp.com/track/alive-demo

èhttp://jacksonfire.bandcamp.com/track/hey-baby-demo


VT : Je trouve dommage que vous n’ayez pas de chaîne Youtube … A part sur votre site et page facebook, comment pouvons-nous suivre vos actualités ?
JoF 
: Tu as raison, il va falloir qu’on s’y mette. A ce jour, nous sommes aussi sur Bandcamp et Soundcloud. Ce n’est quand même pas si mal.

VT : Je dois vous dire que j’adore la reprise d’Elvis Presley « Love Me Tender ». Ta voix me berce et donne des frissons … Cette chanson vous tient-elle à cœur ?
JoF : Particulièrement. C’est l’une des seules chansons anglophones que mon père me faisait écouter quand j’étais petite. Pour lui, le rock’n’roll est mort avec Elvis. Il ne connaît pas du tout les groupes qui nous passionnent, et n’a aucun attrait pour le punk. Pour Noël, je lui ai donc offert cette reprise de « Love me tender », morceau auquel nous sommes lui et moi sensibles, malgré nos goûts musicaux très différents.

VT : On parle d’influence des années 70 à votre égard. Pour moi c’est une généralité. De qui vous inspirez-vous réellement ?
JoF : Pour ce qui est des groupes des années 70, on aime principalement les Clash, de qui je nous trouve très proches au niveau du style et de l’état d’esprit, les Sex Pistols et Richard Hell. Personnellement, les groupes de punk entièrement ou partiellement féminins comme les Runaways ou les plus tardifs Muffs et Hole m’habitent beaucoup.

En fait beaucoup d’artistes qui nous inspirent parsèment plutôt les années 90 ou 2000 : Libertines, Vines, Nirvana, Strokes, Arctic Monkeys, Muse, Horrors, Oasis, White Stripes, Franz Ferdinand, Kills, Supergrass… Ah, et Eminem aussi.

VT : Comment qualifiez-vous votre groupe ?
JoF : Je dirais énergique, sincère, acéré. Punk quoi, mais en plus travaillé. A la fois énervé et entraînant, du moins, c’est ce qu’on essaye de faire !

VT : Dans la rubrique « Press » de votre site http://jacksonfire.reverbnation.com/#press j’ai vu une apparition dans la Voix du Nord, Amalgame Musical, bref c’est déjà pas mal pour « commencer » ! Mais si je ne m’abuse, vous n’avez pas encore d’album ?  
JoF : Non, non. Mais on l’a pratiquement composé, on sait exactement ce qu’on veut. On envisagera de le sortir quand ce sera le moment et qu’on aura les moyens. On vient d’arriver, alors commençons par enchaîner les concerts, c’est le plus important. Un EP ou un single plus produit que ce qu’on a proposé jusque là devrait voir le jour, mais on ne sait pas encore quand ni s’il sera enregistré d’une seule traite. Pour l’instant, seules des démos « maison » sont disponibles. 

VT : Hormis le Printemps de Bourges, vous avez d’autres projets pour la suite ?
JoF : La première partie des 3 Fromages et de Gecko 5 à partir du 4 juin (salle La Marquise à Lyon), sur plusieurs dates en France si on est sage. Ca va nous permettre de jouer dans de bonnes salles, de tester de nouveaux publics et de partager notre musique avec d’autres artistes. On est très content.

VT : Comment imaginez-vous votre groupe plus tard ?
JoF : Heureux, libre et accompli. Autant partir positifs, non ? 

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