Valérian, un pari risqué ?

Valérian, un pari risqué ?

Mercredi dernier sortait dans les salles le dernier film de Luc Besson, « Valérian et la cité des mille planètes», une adaptation de la célèbre série de bande-dessinée, Valérian et Laureline. Le moins que l’on puisse dire est que cette sortie n’est pas passée inaperçue. Retour sur l’origine de la série et son adaptation sur grand écran.

Du Valérian & Laureline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières…

Valérian, je vous en avait déjà parlé lors de mon passage au Festival de la Bande-dessinée d’Angoulême, où une exposition retraçait l’histoire de ce couple mythique de la bande-dessiné, qui a 50 ans cette année ! Car avant d’être un blockbuster de science-fiction, Valérian est avant tout une série de bande-dessinée, qui compte aujourd’hui 21 tomes, et que l’on doit au scénariste Pierre Christin et au dessinateur Jean-Claude Mézières. Inventive et audacieuse, cette série -traduite en une vingtaine de langues- est vite devenue une référence absolue dans le domaine de la bande-dessinée de science-fiction. Saviez-vous que les aventures de Valérian et Laureline avaient aussi inspiré la saga Star Wars de Georges Lucas ?

valerian et laureline - votretalent

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… au « Valérian et la cité des milles planètes » de Luc Besson

Considéré comme le film français le plus cher, « Valérian, la cité des milles planètes » reprend la trame de l’histoire du sixième album de bande-dessinée, « L’ambassadeur des Ombres ». Pour le synopsis, je ne vous en dit pas plus et vous laisse découvrir la bande-annonce officielle :

Depuis sa sortie, le film a essuyé beaucoup de critiques, pas toujours bonnes. Alors qu’en est-il ? Personnellement, j’en garde un avis plutôt mitigé :

Les plus : un univers très riche auquel Besson apporte une touche très coloré et punchy, dans lequel on entre avec plaisir. Rien à dire, les décors et les effets spéciaux sont très réussis, pour un rendu vraiment… fantastique ! Les actions s’enchaînent et nous entraînent d’un monde à un autre. Dépaysement garanti !

Les moins : j’ai été très déçue par le jeu des deux acteurs principaux, Dane Dehaan (Valérian) et Cara Delevingne (Laureline), que j’ai trouvé peu convaincants. La relation entre Valérian et Laureline est vraiment intéressante et aurait pu être beaucoup mieux mise en scène. Déception donc, au niveau du jeu d’acteur mais aussi des dialogues et de la mise en scène : nous n’apprenons rien sur les personnages et il est difficile de s’attacher à eux. Le scénario est sans surprise, mais après tout ce n’est pas réellement ce que l’on attendait du film !

En résumé, un film très réussi visuellement et un bon divertissement, mais très décevant sur le scénario et le rôle des deux personnages principaux.

L’avant première : nous y étions !

Le matin du 26 juillet, l’une de nos rédactrices était au cinéma UGC Châtelet à Paris pour la première séance, en présence du réalisateur lui-même ! L’occasion d’avoir quelques infos complémentaires et anecdotes sur le film !

> Luc Besson a passé 7 ans sur le projet, qui a nécessité 7 plateaux pour 64 décors, et beaucoup d’écrans bleus.

> Le plus difficile a été le temps long (parfois 6 mois!) entre le tournage des scènes. Il était parfois difficile de se remémorer ce qui s’était passé juste avant et de se remettre dedans. De plus, les acteurs ne devaient pas perdre ou gagner de poids entre deux prises pour garder une crédibilité optimale, l’action du film se déroulant sur 24h.

> L’astuce du réalisateur : pendant 3 ans, il a écouté en boucle un album d’Amy Winehouse pour se remettre plus facilement dans un état d’esprit de travail lorsqu’il le fallait.

> Il a choisi de faire travailler ensemble des acteurs expérimentés et des débutants, pour créer un équilibre. Jouer avec des professionnels permettait aux débutants de progresser, et avoir un débutant en face de soi permettait aux professionnels de repenser leur travail, car ils étaient déstabilisés par les réactions parfois différentes des acteurs débutants.

> Le ministre de la défense est interprété par le jazzman Herbie Hancock, dont Luc Besson est fan depuis ses 14 ans (et d’autres acteurs clin d’œil sont présents dans le film).

> Sa femme, Virginie Besson-Silla a produit le film avec lui, ce qui a été difficile à vivre car ils ont eu peu de temps à consacrer à leurs enfants.

> Le mot de la fin : « Je suis heureux, j’ai fait de mon mieux, j’ai vraiment tout donné tous les jours »

Vous êtes allés le voir aussi ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-nous tout !