Le bodypainting : l’art corporel avec Jenny

Le bodypainting : l'art corporel avec Jenny

Le body painting est une des premières formes d’expression plastique pratiquée par l’humanité, qui connaît une renaissance sous forme modernisée. Aujourd’hui nous avons choisi de vous montrer le travail de Jenni dans tous ses états.

 Et si nous en apprenions un peu plus sur elle ?

VT : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J : Je m’appelle Jennifer, j’ai 36 ans et je suis passionnée par le maquillage sous toutes ses formes. Je pratique surtout le face et body painting. Je partage tout ça sur mon blog !

VT : Depuis quand est-ce que tu es fan de maquillage ? Aimerais-tu en faire ton métier ?

J : Je ne me maquillais pas trop plus jeune, c’est vraiment venu sur le tard. C’est le côté artistique qui m’a le plus plu ! Bien sûr j’ai commencé par apprendre le maquillage classique mais j’avais envie de faire plus. C’est devenu un mode d’expression pour moi : au lieu de faire de la peinture je me maquille ahah ! Si un jour l’opportunité se présente bien sûr j’aimerais pouvoir en vivre ! Pour l’instant on va dire que c’est une grosse passion.

VT : J’imagine que ce n’est pas facile au début, surtout lorsqu’on peint sur soi même ! Il t’a fallu beaucoup de temps pour en arriver là ?

J : Il m’a fallu du temps oui… Au fur et à mesure je me suis lancée dans des maquillages plus compliqués, mais au départ j’en faisais des basiques et surtout je recopiais des maquillages existants.  Je fais ça depuis presque quatre ans maintenant et j’apprends encore à chaque make up ! Ça devient compliqué de peindre sur soi quand on veut faire certains éléments détaillés ou des écritures par exemple. Je le fais sur moi parce que c’est plus facile niveau organisation, après j’ai fait des maquillages sur mon chéri pour m’entraîner mais il n’a pas beaucoup de patience !

VT : D’après toi, est ce qu’être make up artist nécessite de se débrouiller en body painting ?

J : Pas forcément, je pense que chacun(e) a sa spécialité. C’est comme en art on peut être peintre sans savoir sculpter et vice versa. Pour moi le terme de make up artist englobe toutes sortes de disciplines différentes que ce soit le lip art, le face painting, le fx etc…

VT : Est-ce que ça t’arrive de ne pas aimer ce que tu as réalisé ?As-tu des périodes de doutes ?

J : Ca m’arrive constamment de douter de ce que je fais ! Les gens peuvent prendre ça pour de la fausse modestie mais en général je vois avant tout les défauts ou ce que j’aurais pu améliorer. Parfois les périodes de doutes sont plus intenses mais c’est aussi un moteur pour progresser… Au début je me comparais souvent aux autres mais ça me faisait douter encore plus… alors j’ai arrêté et je me suis rendue compte que tout le monde a sa place dans ce domaine ! Il y a beaucoup de maquillages pour lesquels je ne suis pas convaincue et parfois, ce qui est drôle, c’est que ces maquillages ont plus de succès que mes préférés !

VT : Combien de temps est-ce que tu peux passer sur un de tes maquillages ?

J : Ca dépend ! Parfois je mets une heure pour des maquillages assez « simples », parfois je mets plus de quatre heures… Je suis assez perfectionniste donc j’ai toujours tendance à rajouter des détails ! Et puis… je fais des mini poses pour reposer mes bras ahaha.

VT : Est-ce que tu fais aussi des maquillages portables ? Te maquilles-tu la journée quand tu sors de chez toi ?

J : Je fais tous les styles de make up. C’est vrai que je publie moins les classiques. Et je peux sortir sans maquillage sans problèmes !

VT : As-tu déjà travaillé sur des clips, shootings, voir même des films ? Si non, est-ce que tu aimerais ?

J : Je n’ai jamais travaillé en tant que maquilleuse non… J’ai déjà assisté à des shootings il y a longtemps. Evidemment, le cinéma est un rêve pour moi ! Si j’avais une opportunité je foncerais sans hésiter.

VT : Qu’est-ce que tu aimes le plus dans le maquillage ?

J : Si on parle de la réalisation, j’adore tout le processus du début : chercher des idées, réaliser parfois des accessoires, essayer de voir comment je peux donner vie à un personnage… Sinon depuis toute petite j’aime me déguiser, me transformer en quelqu’un d’autre. Je pense que le maquillage est la continuité de tout ça. Je peux m’exprimer et changer mon apparence à volonté !

VT : Pour finir, est-ce que tu aurais des conseils à donner à ceux/celles qui aimeraient se lancer dans le body ou face painting ?

J : Je dirais qu’il ne faut pas brûler les étapes. On a tendance à vouloir faire des maquillages impressionnants dés le début mais il faut d’abord faire des maquillages simples, reproduire des maquillages existants et apprendre les techniques. Il faut aussi bien se renseigner sur les produits qu’on utilise ! De toute façon il faut se lancer, comme pour tout c’est un apprentissage mais comme je le disais précédemment, tout le monde a sa place car chacun(e) a son imagination et peut créer son univers.

Le bodypainting est un art qui est accessible à beaucoup de monde puisqu’il ne nécessite pas de matériel cher, de savoir dessiner ou de support (autre que soi même). 

Et si on la suivait sur les réseaux sociaux, histoire de ne rien rater ?

propos recueillis par Ludmila Elie