Notre critique de Spider-Man : Homecoming

Notre critique de Spider-Man : Homecoming

Le nouveau Spider-Man est arrivé ! Après l’excellente trilogie de Sam Raimi et la mention honorable des films de Marc Webb, c’est Jon Watt, réalisateur de « Clown« , qui se colle cette fois-ci à la mythologie de l’homme-araignée. Le but de ce reboot est de pouvoir rentrer pleinement notre héros dans la timeline des Avengers.

Sous les traits d’un convaincant Tom Holland, Peter Parker fait ses débuts de super-héros sous l’œil critique de Tony Stark qui songe à l’intégrer pleinement chez les Avengers.  Lors d’une banale inspection, Spider-Man se retrouve nez à nez avec un nouvel ennemi, le Vautour. Ce dernier semble s’intéresser de près à la technologie des aliens laissée lors des batailles précédentes de l’équipe des super-héros…

Si vous êtes un fan de la saga des Avengers, ce nouveau Spider-Man vous plaira.  Sur deux heures, le film rassemble tous les ingrédients de la recette habituelle : de l’action et de l’humour avec un rythme effréné. Tom Holland balance des punchlines avec une certaine virtuosité, Robert Downey Jr cabotine pour notre plus grand plaisir. Malheureusement, un air de déjà-vu plane sur tout le film.

En effet, la recette Marvel piège le réalisateur dans une formule devenue trop prévisible. A la manière des « Gardiens de la Galaxie », le scénario ne propose pas une dramaturgie poussée. Chaque scène dramatique est immédiatement amortie par une blague tuant la moindre émotion chez le spectateur. L’humour est tellement omniprésent que l’on se demande si « Spider-Man : Homecoming » n’est pas une comédie.

Pourtant, cette nouvelle aventure de Peter Parker démarrait sous les meilleurs auspices avec une tentative de dépoussiérer les codes de notre cher étudiant radioactif. La tante May n’est plus une retraitée pleurant la mort de son mari mais une quarantenaire italienne énergique prenant les traits de Marisa Tomei. Exit également les problèmes d’argent, de filiation et d’appartenance à un groupe. Peter Parker est un jeune adolescent bien dans sa peau. Cette modernisation permet d’éviter les longs moments d’exposition pour aller directement au but et à l’action. Cependant, si le spectateur est soulagé de ne pas devoir revoir les débuts du monte-en-l’air, les enjeux dramatiques de Homecoming peuvent se résumer à « Spider-Man veut plaire à Iron Man ». C’est un peu faible pour immortaliser les débuts de Spider-Man en tant que super-héros.

Malgré tout, « Spider-Man : Homecoming » est un divertissement honorable. Si Jon Watt ne parvient pas toujours à mettre en valeur les scènes d’action avec une caméra souvent brouillonne, il compense avec un sens du rythme indéniable. Spider-Man virevolte avec une désinvolture réjouissante entre les tirs ennemis avec une rapidité hallucinante. De plus, les acteurs semblent s’amuser et parviennent à retransmettre cette énergie sur l’écran.

Pour conclure, les habitués de Marvel seront aux anges. Ils retrouveront avec plaisir Tony Stark et le jeune Peter Parker. Quant aux plus exigeants, ils regretteront le manque de renouvellement et d’avoir vu un film bien trop formaté. Sam Raimi ne doit pas trop s’inquiéter, son Spider-Man reste encore aujourd’hui la meilleure représentation de l’homme-araignée.

– Anthony Boisban –