The Circle : Dystopie ou futur proche ?

The Circle : Dystopie ou futur proche ?

Et si vous adoptiez la transparence ? Emma Watson l’a fait dans The Circle, le film adapté du livre du même nom et réalisé par James Ponsolt. On a eu l’occasion de le voir en avant-première alors on vous en dit un peu plus.

 

Mae Holland (Emma Watson) est une jeune américaine à la recherche d’un emploi. Elle est embauchée au début du film par l’entreprise « The Circle ». Comme de nombreuses entreprises du XXIe siècle, celle-ci est à l’image de FacebookGoogle ou Apple pour ne citer que ces exemples. A la recherche d’innovations plus grandioses les unes que les autres. « The Circle » propose ainsi à ses clients la mise en place d’un profil destiné à centraliser toutes leurs données et leur permettre ainsi de réunir toutes les informations pouvant faciliter leurs démarches au quotidien.

Pour aller encore plus loin, « The Circle », ardemment défendue par son leader charismatique Eamon Bailey (Tom Hanks), souhaite faire adopter le dispositif du « see change », une petite caméra pratiquement invisible, qui se fond dans tous les décors. Le but ? Filmer absolument tout, partout, et tout le temps. Partant du principe que notre conduite est meilleure si l’on est observé, le film projette à l’écran un débat actuel sur la question de la liberté face à la technologie : si le monde entier est visible à travers l’œil d’une caméra, alors l’oppression n’existe plus, les secrets n’ont plus lieu d’être, tout est dit, vu, et entendu. Mais qu’en devient-il de la vie privée ? De l’intimité ? De la liberté d’expression ?

La démocratie en est-elle toujours une lorsqu’elle est imposée ?
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Sans trancher véritablement la question, le film ouvre la discussion grâce à Tom Hanks et Emma Watson qui, s’ils ont chacun la volonté d’un monde connecté, vont suivre des chemins qui les mèneront à une expérience personnelle qui déterminera leur point de vue. Contrairement à ce à quoi l’on pourrait s’attendre avec la bande-annonce, le film n’est pas basé sur l’action mais tente dans une moindre mesure de pousser l’idée de transparence et de connectivité à son paroxysme grâce à  une suite de dialogues construits et argumentés.

 Beaucoup moins sombre que Black Mirror, le film n’en est pas moins inconfortable et « dans l’ère du temps » comme l’a fait remarquer Emma Watson lors de l’avant-première. Il fait repenser le rapport que l’on peut avoir aux médias, aux réseaux sociaux et à l’internet, et interpelle parce que finalement, Mae Holland n’est peut-être pas si différente de nous.

Sortie en salle prévue le 12 juillet, on attend vos avis !