Le jeune Staze nous dévoile son univers !

Le jeune Staze nous dévoile son univers !

Derrière l’artiste lyonnais Staze se cache Paul Martin, jeune étudiant en école d’ingénieur de 19 ans, un grand passionné qui souhaite se lancer dans une carrière artistique. VotreTalent est parti à la rencontre de son bel univers.

VotreTalent : Bonjour Paul ! Alors dis-nous un peu, quand t’es-tu rendu compte que la musique était ta passion ?

Paul Martin : J’avais toujours écouté ce que l’on écoutait autour de moi. A 12 ans, j’ai eu un déclic. J’ai cherché de manière autonome ma propre musique sur internet. Je suis tombé amoureux des vieux groupes du type Nirvana, les Beatles, etc… des styles épurés, des morceaux super accrocheurs, avec une guitare, une basse et une batterie !

VT : C’est là que tout a commencé alors…

P.M : Oui c’est un peu ça… J’ai d’abord appris à jouer de la guitare en autodidacte, puis j’ai pris des cours pendant 3 ans. Je me suis mis à écrire des morceaux, comme ça, pour voir ce que c’était. C’est finalement mon année au Texas qui m’a permis de réaliser que je pouvais vraiment retranscrire des émotions dans mes morceaux. C’est dur d’être loin de tous parfois, et ces moments difficiles, ça aide beaucoup à l’inspiration. Et puis aussi, en Amérique, on ressent cet état d’esprit où les gens croient vraiment en tout et je pense que j’ai été contaminé par le fameux rêve américain !

VT : Quels sont les groupes qui t’inspirent ?

P.M : C’est Nirvana m’a donné envie de jouer de la guitare avec des morceaux simples mais puissants. J’aime Les Beatles pour leurs mélodies entêtantes. Les Red Hot Chili Peppers ont une vraie influence sur mon jeu de guitare. Les groupes Placebo et Arcade Fire ont quant à eux des chanteurs aux voix très naturelles, humaines. On n’a pas l’impression qu’ils essayent de rendre leur voix parfaite, ou « lissée » mais au contraire, leur voix est un instrument qui sert aussi à transmettre encore de nouvelles émotions avant tout. Pour finir, je pense à Twenty One Pilots pour leur histoire. A 17 ans, le chanteur du groupe a enregistré ses compositions, seul dans sa chambre, ça a plu à ses potes et ils ont commencé à faire des petits concerts. Aujourd’hui, ils sont seulement 2 sur scène, le reste étant enregistré. C’est ce qui me rassure, car je ne suis pas sûr d’avoir la possibilité de monter un groupe de 5 personnes.

VT : Comment as-tu appris à écrire tes propres chansons ?

P.M : C’est surtout en écoutant d’autres artistes que j’ai appris.

Tu entends parfois une certaine note qui te fait ressentir quelque chose et tu te dis que c’est un sentiment que tu aimerais bien procurer dans tes morceaux. C’est en écoutant les pros que j’ai compris comment faire, techniquement. C’est comme quand on écoute un prof en classe, il sait de quoi il parle, alors c’est pareil avec les chansons.

VT :Qu’en est-il aujourd’hui ?

P.M : J’ai dû écrire peut-être 35 chansons, mais je n’ai pas forcément le sentiment qu’elles soient achevées car on veut toujours les améliorer. Je suis très exigeant et je ne sais pas si j’arrive toujours à retranscrire ce que je souhaite. Parfois on est même bloqué et il est très dur de devoir laisser un morceau.  A chaque fois, c’est un peu notre morceau préféré, on veut vite le terminer pour le montrer à d’autres personnes alors ça peut être très frustrant.

Actuellement, j’ai sorti un premier EP de 4 morceaux, j’ai un album de 14 titres sur lequel je travaille encore, où déjà 8 compositions sont prêtes. Mais mes préférées sont celles à venir !

VT : Ah super, ça arrive bientôt alors ! Et sinon te produire en public, tu l’envisages ?

P.M : Oui ! J’avais un groupe qui s’appelait les Moonkeys à Grenoble où j’étais seulement guitariste et nous nous sommes produits 5 fois dans des petits concerts en public. L’occasion pour nous de partager notre passion mais aussi d’apprendre à travailler ensemble, à trouver un consensus sur nos différentes influences musicales et avoir d’autres points de vue sur notre musique. Ce n’est pas toujours simple mais très intéressant. C’est d’ailleurs pour cela que j’appréhende un peu le moment où je formerais mon groupe. Aujourd’hui, j’ai appris à chanter devant les gens et même si le stress sera toujours là, j’aimerai vraiment me produire à Lyon. Même si ce ne sont pas de grandes scènes, je pense que c’est réellement important de rendre notre musique vivante. Sur scène, on voit toute l’énergie !

VT : Comment envisages-tu les années à venir ?

P.M : Je vais terminer mes études comme il se doit car je sais que j’ai la chance d’avoir intégré une grande école. Mais si possible je voudrais finir mon album d’ici la fin de ma deuxième année, puis trouver des personnes aussi motivées que moi pour former un groupe. Il faudrait que l’on soit en accord sur le style de musique mais aussi que, si un choix s’impose pour nous entre les études et notre groupe, ils soient prêts à faire le même choix que moi.

En écoute, « Float Away » qui nous parle de l’évasion d’esprit quand celui-ci se sent comme emprisonné… Pour la petite anecdote, Paul l’a écrit alors qu’il était en pleine révision du bac !