Manon Raineri : De la gourmandise dans vos oreilles

Aujourd’hui, la rédaction vous présente la très sympathique et talentueuse Manon Raineri. Chanteuse au grand coeur à la voix douce, voici notre interview…

VotreTalent : Bonjour Manon, nous sommes très heureux de pouvoir vous interviewer. En quelques mots, pouvez-vous vous présenter ?

Manon Raineri : Bonjour, je suis très heureuse aussi de pouvoir m’exprimer sur VotreTalent.com. Je suis une jeune chanteuse de 24 ans, originaire du sud de la France. Après une formation complète en chant, danse, théâtre je suis arrivée à Paris après mon bac pour mes études. C’est ici que j’ai rencontré Tristan Leroy avec qui j’ai construit un répertoire de chansons originales. Depuis 2012 nous nous produisons régulièrement sur scène avec mes amis musiciens : Louis Gaucherand au cajon, Renaud Bertin à la basse et Dimitri Labat à la guitare. J’adore la scène, c’est une vraie passion. Je me transforme totalement dès que j’y mets un pied. Sinon dans la vie je suis une fille plutôt curieuse, je m’intéresse à plein de choses… Je crois aux fées et je suis très gourmande.

VT : Je vous avoue que notre équipe a apprécié votre album « Dieu ou le chocolat ». Nous sommes tombés sous le charme de votre douce voix… Vous écrivez vos textes seules ? Qui vous a aidé à finaliser cet album ?

M. R : Je suis interprète de mes chansons et c’est Tristan  Leroy qui signe la musique, les arrangements et les textes. C’est un parolier déjà expérimenté, il a déjà écrit pour plusieurs artistes et je lui fais confiance pour trouver les mots justes sur ce que j’ai envie de raconter. Il me connaît très bien et les mots sont tellement importants pour moi que je ne me lancerai dans l’écriture de mes propres textes que le jour où je me sentirai vraiment prête. Pour l’instant je me concentre sur mon interprétation et la construction de mes spectacles. Pour l’album, Tristan était à la réalisation et c’est Vincent Thermidor au studio de la Tour Fine à Herblay qui a enregistré et mixé les onze chansons. Pour le mastering nous avons travaillé avec Jean-Pierre Bouquet à L’Autre Studio dans le 77. Tristan et mes musiciens de scène jouent également sur l’album, et j’ai fait appel en plus à des amies violonistes : Marie-France Aubert et Fani Morières avec Flora Jeanneau au violoncelle et Alexandra Luiceanu à la harpe. Cet instrument me fascine ! Dans le livret, chaque texte est illustré par une amie artiste : Olivia Giboz, et Fanny Bourdon-Bart a finalisé l’objet.

VT : ça va faire 1 an que l’album est disponible, vous faites encore des scènes pour le promouvoir ?

M.R : Ca ne fait pas tout à fait un an en fait, il est disponible en physique depuis le 26 octobre 2014 mais seulement depuis janvier 2015 sur toutes les plateformes de téléchargement légales. Pour le promouvoir nous avons fait une série de 20 dates à Paris au théâtre des Déchargeurs, du 31 octobre au 20 février. Nous vendions les CD après les concerts. J’ai également remporté le Prix du public au festival La Ruée vers l’Aure à Bayeux fin novembre et prochainement nous allons défendre quelques chansons au concours du Pic D’or à Tarbes où je fais partie des 26 artistes sélectionnés.

VT : La rédaction a beaucoup aimé « Jeu thème ». La plupart de vos chansons jouent beaucoup sur les mots. D’où vous vient toute cette inspiration ?

M. R : Avec Tristan nous sommes fans de littérature. On aime bien cacher des références dans les chansons, il y en a beaucoup dans « Eponyme » notamment. Souvent, une chanson part d’une situation que j’ai vécue, comme « Balançoires » ou « Echo », d’un objet que je possède comme « Poupées », ou d’une anecdote que j’ai racontée à Tristan, comme « Dieu ou le Chocolat » ou « Le Pingouin albinos ».  « Jeu Thème » a été la dernière chanson écrite pour l’album, et c’est Tristan qui me l’a présentée un jour. Jusqu’au bout on ne savait pas si on allait la mettre dans l’album puisque c’est vrai qu’elle diffère un peu des autres , c’est une chanson profondément joyeuse qui parle du bonheur d’être amoureux, même si l’on est aveugle, même si c’est éphémère. Sur scène elle me donne l’occasion de faire un petit numéro de claquettes ! C’est vraiment une respiration… Je l’aime beaucoup aussi, c’est pour ça qu’on la finalement mise et c’est tant mieux car nous voulions construire un album musicalement varié, à l’image de mes multiples influences.

VT : On retrouve le style d’Olivia Ruiz par les sonorités sur certaines chansons comme « Echo ». Quels sont les artistes que vous admirez et qui vous inspirent ?

M.R : C’est drôle que vous parliez d’ « Echo », c’est une chanson qui m’est très chère… En fait j’écoute beaucoup de chanson française comme Émilie Simon, Pauline Croze ou Camille, mais pas forcément Olivia Ruiz. J’admire beaucoup des artistes comme Gainsbourg pour ses mélodies, Jacques Brel pour son interprétation mais aussi – dans les vivants – Benjamin Biolay pour ses arrangements, ou même Céline Dion pour ses performances vocales… J’ai des goûts vraiment larges et variés, de Björk à Sara Bareilles en passant par Justin Timberlake, Imogen Heap ou encore Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais ce que je préfère, au risque de vous surprendre, ce sont des groupes comme Evanescence, Within Temptation ou Halestorm, des groupes de hard rock voire néo métal symphonique où la voix est vraiment mise au service d’une émotion, comme si chanter était une urgence vitale. Dans mon album, il y a beaucoup de nappes de chœurs, la voix est très importante pour moi puisque c’est mon instrument. C’est un peu ça le fil conducteur de l’album puisqu’au niveau des arrangements, nous avons finalement exploré pas mal de choses.

VT : Quels sont vos futurs projets ?

M.R : Tout d’abord faire découvrir mon univers sur scène au jury et au public du Pic d’Or à Tarbes pour la 30éme édition de ce concours. Nous sommes partis Tristan et moi pour proposer trois titres en acoustique, piano-voix et guitare-voix le 22 mai dernier. Ensuite nous aimerions bien refaire un concert à Paris d’ici juillet et préparer la rentrée. J’aimerais proposer un nouveau spectacle avec de nouvelles reprises et pourquoi pas jouer d’un instrument sur scène. Je pense que cet été sera aussi le bon moment pour penser à de nouvelles chansons…

VT : Vous avez vraiment du talent, une belle voix, pourquoi ne pas tenter l’aventure The Voice afin d’accroître votre notoriété ?

M. R : Ha ha ! En fait j’ai effectivement été appelée par l’équipe de casting de The Voice, c’était pour la saison 2. Je me suis présentée aux toutes premières étapes des auditions mais à l’époque je finissais mes études, mon album était encore en construction, je ne me sentais pas tout à fait prête pour m’exposer comme ça à la télévision et finalement ça ne l’a pas fait. Mais maintenant que je me sens plus sûre de moi, avec un véritable univers à défendre, c’est une aventure que je retenterais avec plaisir.

VT : Comment vous voyez-vous évoluer dans 5 ans ?

M. R : J’aimerais beaucoup trouver un tourneur pour faire plus de concerts et commencer vraiment à vivre de la musique. Dans cinq ans je me vois aussi capable d’écrire et de composer, de jouer un peu de piano… Je continue bien-sûr les cours de chant, il faut toujours travailler. Ce premier album, il a fallu presque cinq ans pour le construire, donc peut-être que dans cinq ans, je serais en tournée pour promouvoir le deuxième !

VT : Le mot de la fin : que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite de l’aventure ?

M.R : Beaucoup de partage. Que chaque jour de nouvelles personnes découvrent ma musique et vibrent à mes côtés. Ce n’est pas un métier facile mais il suffit parfois d’un seul sourire après un concert ou d’une seule parole gentille pour que tous les efforts et tous les moments de doutes soient envolés.  

Suivre et écouter Manon Raineri :
      

– Propos recueillis par Céline Akoum –

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