Ghost in the Shell, y a comme une coquille

Ghost in the Shell, y a comme une coquille

Sorti dans nos salles le 29 mars dernier, « Ghost in the Shell » n’a pas été très bien accueilli par le public et la critique. Pourtant annoncé comme l’un des succès de 2017, la recette n’a malheureusement pas si bien fonctionné que cela. Enquête. 

« Ghost in the Shell », une histoire de manga

Adaptation live du manga éponyme des années 90, les fans de la première heure attendaient ce film avec impatience.

L’histoire se déroule dans le futur. Major est une jeune femme qui a vécu un terrible accident. Son corps n’a pu être sauvé. Seul son cerveau est intact. Son organe a été transplanté dans un robot, un nouveau corps cybernétique doté d’incroyables capacités pour lutter face aux criminels. Une terrible menace s’abat sur la ville : un méchant d’un nouveau genre qui peut pirater et contrôler les esprits.

Entre temps, Major apprend qu’on lui a caché des éléments de sa vie antérieure. Et si elle n’avait jamais eu d’accident ? Elle ne tardera pas à connaître la vérité et finira par trouver les responsables pour les arrêter.

L’univers du manga totalement perdu ?

Les adaptations ne sont jamais simples. Cette fois, c’est le réalisateur Rupert Sanders qui s’y colle (« Blanche-Neige et le Chasseur »). Le film est à première vue très bien ficelé : un scénario dynamique, de belles scènes d’action et un casting assez admirable (Scarlett Johansson dans le rôle principal). Pourtant, la magie de la science-fiction n’opère pas totalement. Les 2 heures de film paraissent longues et finalement, on reste passif. Malgré l’action, on tarde à se plonger pleinement dans l’histoire.

Les fans de la première heure seront certainement déçus à cause du scénario qui ne reprend pas tous les points intrigants du manga. La relation Homme/Machine et la question des sentiments de Major sur ce qu’elle est vraiment (ni robot, ni humaine) auraient pu être davantage exploitées. Le manga est complexe certes, mais plus de détails sur le comment du pourquoi auraient été appréciables.

Quand le box-office parle de lui-même 

Rupert Sanders n’a pas vraiment la cote. Petit succès avec « Blanche-Neige et le Chasseur », son deuxième long-métrage déçoit et n’attire pas les foules. Scarlett Johansson, malgré une bonne interprétation, ne parvient pas à relever le niveau. Environ 20 millions de dollars de recette pour les Etats-Unis et 40 millions à l’international. Même les Chinois et les Japonais ne sont pas conquis.

Un long-métrage sûrement trop américanisé qui perd de son charme japonais. Une histoire trop difficile à adapter, « Ghost in The Shell » déçoit les fans inconditionnels du manga. Les curieux qui ne connaissent pas l’univers, iront voir un film de science-fiction pour passer le temps.