Article 353 du Code pénal : confessions d’un meurtrier

Article 353 du Code pénal : confessions d'un meurtrier

« Article 353 du Code pénal », c’est derrière ce nom aux allures mystérieuses que se cache le nouveau roman de l’écrivain français Tanguy Viel, détenteur du grand prix-RTL Lire 2017…

Avec un titre qui interpelle quiconque le croise en rayonnage, le romancier Tanguy Viel signe son septième ouvrage chez Les Éditions de minuit.  Celui qui a séduit pour la première fois en 1998 avec « Le Black Note » a poursuivi son chemin pour devenir aujourd’hui le 26e lauréat du Grand Prix-RTL Lire face à de remarquables concurrents tels que Daniel Pennac, de retour avec « Le Cas Malaussène », ou encore « Une Femme au téléphone » de Carole Fives, « Sous le Compost » de Nicolas Maleski, mais aussi « Tout ce dont on rêvait » de François Roux.

« Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit. »

« Article 353 du Code pénal » c’est d’abord l’histoire d’une confession. Ça raconte une Bretagne dont on hume l’odeur de la marée et dont on imagine le rivage pittoresque avec un petit arrière-goût de nostalgie grâce une écriture parlée et descriptive qui rappelle les après-midi de discussions quand le temps est gris et les bateaux au port. Ça raconte les mots de Martial Kermeur, l’homme qui avait jeté Antoine Lazenec à la mer. Ce livre aux allures de journal intime empli de souvenirs dépeint l’humanité et le chemin tracé du déclin d’un homme, ouvrier, père de famille, devenu un meurtrier. Tanguy Viel y aborde une réalité crue qu’il teinte des nuances en y questionnant la moralité d’un homme pris au piège d’un mécanisme bien huilé et dont l’issue semble inévitable…

Une seule question subsiste réellement : et vous, auriez-vous jeté Antoine Lazenec à la mer ?