Interview Julie Zenatti

Interview Julie Zenatti

Julie Zenatti a sorti le 24 mars, l’album « Méditerranéennes (ici ou là-bas) ». Mélange de culture et de langues, l’album est tout en sincérité. Entretien.

VotreTalent : Quel a été le déclic pour faire cet album collectif ?

Julie Zenatti : J’avais envie de faire un album autour de la Méditerranée. Et de fait, la Méditerranée implique un mélange de culture, de gens. Chanter la Méditerranée toute seule, ça n’avait pas vraiment de sens.

VT : Cet album, vous l’avez fait par rapport à vos origines ?

J.Z : Oui bien sûr. C’est un parcours. Ce qu’on est vient aussi de l’héritage qu’on porte. Donc j’ai exploré beaucoup de choses dans ma musique et un petit peu moins dans la musique qui fait partie de mon héritage.

VT : « Méditerranéennes », c’est une consonance très féminine, sachant qu’on retrouve des hommes dans l’album (Enrico Macias, Slimane, Claudio Capéo)…

J.Z : On parle de LA culture méditerranéenne et cette culture-là, c’est plein de petites cultures méditerranéennes. C’est une manière de bien rappeler qu’il y a plein de cultures qui en font une à un endroit. Puis au départ, pour moi, c’était un album de femmes. La suite a fait que trois hommes sont venus suivre cette marche de femmes.

 “ Le principe de l’album c’est le partage et la rencontre.”

V.T : Comment s’est fait le choix des artistes présents sur l’album (Chimène Bad, Slimane, Samira Brahmia…)

J.Z : J’ai été les chercher tout simplement.

V.T : Comment s’est fait le choix des chansons ?

J.Z : J’ai mené le projet artistiquement et ensuite, j’ai proposé aux artistes des chansons en fonction de ce que je pensais qui pouvait être intéressant. Toujours en leur laissant le choix évidemment. Puis en essayant de coller un peu à leur histoire, à leur héritage et à leurs origines, c’était important.

V.T : Ça n’a pas été difficile d’apprivoiser d’autres langues (italien, arabe, kabyle…) ?

J.Z : Non. L’italien c’est un peu différent mais finalement l’espagnol, l’arabe, l’hébreu, c’est des langues méditerranéennes, latines. Quand on commence à en attraper une, les sonorités coulent. Après, le plus difficile, c’est le kabyle (NB : Chimène Badi chante en kabyle sur la chanson Ssendu) et là ça été un vrai travail. D’ailleurs, Samira Brahmia, qui est aussi sur l’album, a beaucoup aidé Chimène Badi pour ça.

V.T : Pour finir… avez-vous une anecdote sur l’enregistrement de cet album « Méditérannéennes » qui vous a marquée ?

J.Z : Ce qui m’a marqué c’est quand j’ai chanté avec Samira Brahmia sur la chanson de Souchon « Et si en plus, y’a personne ». Elle l’a chanté en une fois, avec les larmes aux yeux. Ça s’entend encore sur l’album, on a vraiment voulu garder cette sincérité-là.

– Propos recueillis le 5 avril 2017 par Julie Simon –