La lecture, une passion excitante?

La lecture, une passion excitante?

Aujourd’hui, pas d’hommage, pas de remise en question de la télévision, juste une simple interrogation : vivons-nous dans un monde aux mœurs si légères que la frontière entre le tabou et le public soit désormais inexistante ? Vous devez vous demandez d’où me vient cette idée…  Le dernier bestseller pour adolescente After vient de sortir et déjà les collégiennes aux yeux trop fardés se l’arrachent !

Alors oui, je m’interroge : suis-je la seule à penser que la sexualisation des jeunes filles se fait de plus en plus tôt ? Que la littérature prend un tournant de télé- réalité, vendant des histoires réalistes, sexuelles et très descriptives aux adolescentes ? L’essor de ce type de livre nous viens du très controversé 50 Nuances de Grey,  (dont j’avoue avoir dévorée les trois tomes en quelques jours et les avoir relus plusieurs fois et aussi vu le film, enfin bref ne me jugez pas c’est pour le métier, un peu de conscience professionnelle dans ce bas monde !),  puis se développe avec toute ses dérivés d’histoires pseudo SM. Aujourd’hui, et c’est ce qui me fait réagir sur Votre Talent, After nous propose le descriptif très particulier des premières approches du sexe d’une adolescente lambda. Cet ouvrage fait un carton chez les 12/18 ans.

Je ne ferai que me questionner dans cet article car je suis dans une incompréhension totale mais voici une vérité absolue: les films à caractère pornographiques sont interdit au moins de 16 voire 18 ans. Alors, pourquoi n’interdisons nous pas la vente de ces livres aux âmes « sensibles » ? La littérature et l’industrie du livre vont mal, je vous l’accorde, mais est-ce une raison pour sexualiser une génération déjà précoce sur le sujet du corps, de la drogue et autres formes de « déviances » de l’enfance ?  

Pour ma part, ce type de littérature traduit sans aucun doute l’évolution des mœurs dans notre société et les variations du vocabulaire. A l’origine « tabou » était un terme qui englobait les pratiques de l’intime. Je suggère à Larousse de revoir sa définition car si le sexe n’est plus de l’ordre du privé alors qu’est ce qui l’est ? Aujourd’hui, je ne me lève pas pour critiquer mais pour protéger. Protéger ces jeunes filles qui liront cet ouvrage et qui se feront une image de la sexualité basé sur de la fiction. Protéger ces jeunes âmes de sujets qui ne les concernent pas encore et simplement leur dire de prendre leur temps et de ne pas se sentir gênées ou obligées de passer par cette étape trop tôt ou trop vite pour faire « comme tout le monde ». Les protéger du fantasme, de la mise en scène pornographique, très loin d’une réalité, à l’image des films pour adultes.

Aujourd’hui, je me lève au nom de l’intégrité et de la morale, chose que le profit à tendance à effacer.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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