Christine and The Queens : Révélation et consécration

Depuis les Victoires de la musique, Christine and The Queens semble désormais être un des éléments incontournables de la chanson française. Souvent critiquée, parfois incomprise, nous nous sommes intéressés à ce petit bout de femme qui ne laisse jamais insensible.

Source : parismatch.com

Contrairement à ce que laisse penser son nom, Christine and The Queens n’est pas un groupe mais bel et bien une seule personne : Héloïse Letissier. Originaire de la région nantaise, la jeune femme étudie les Lettres, le théâtre et le monde de la musique avec notamment Jean-François Moreau, un ingénieur du son. En 2010, elle décide de partir à Londres pour mieux se retrouver. C’est alors qu’elle rencontre des drags queens : Christine and The Queens est né. Véritables sources d’inspiration au même titre que David Bowie, elle vont marquer le style vestimentaire de l’artiste, et surtout ses textes.

En 2011, elle sort un premier EP : Miséricorde, puis un second l’année suivante : Mac Abbey. Dès lors, elle assure les premières parties de Lykke Li ou encore Woodkid et gagne ses premiers prix : le prix Découverte du Printemps de Bourges et le prix Premières Francos des Francofolies. Peu après, elle signe chez le label indépendant Because Music et propose au public un troisième EP : Nuit 17 à 52, où se trouve la chanson du même nom, profondément liée à ses expériences londoniennes. C’est en juin 2014, avec son album Chaleur Humaine, qu’elle se fait définitivement connaître du grand public. Aujourd’hui disque d’or, l’album a été reconnu comme l’un des meilleurs de l’an passé par de nombreuses critiques. Grâce à lui, elle gagne même deux Victoires de la Musique en 2015.

Si son album est une pépite à lui tout seul – il est impossible de vous parler d’un titre plutôt qu’un autre -, ses performances scéniques suscitent également de nombreuses réactions. Que ce soit sur scène ou dans ses clips, Christine and The Queens est souvent accompagnée de danseurs et offre au public un jeu théâtral et des chorégraphies quasiment envoutantes. Décalée, complètement androgyne, l’artiste revendique son personnage et va même jusqu’à s’amuser des critiques qu’elle reçoit, sur internet. Un petit bout de femme qui plaît pourtant autant en France qu’à l’international. En février, elle revenait même avec un dernier EP, Christine, où elle mêlait encore la langue de Shakespeare à sa langue natale. De quoi nous tenir en haleine jusqu’à son prochain album…

Si vous n’avez pas encore succombé aux charmes de Christine and The Queens, vous pouvez écouter Chaleur humaine en intégralité sur le net et surtout réserver vos places pour la voir en concert cet été au Festival Art Rock, à Musilac ou encore au Festival Papillons de nuit.

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