Interview exclusive : Marc Boissieux pour la Cour des chefs

Jeudi 26 février, notre envoyé spéciale Victoria Gay était à Lyon pour un concours de cuisine organisé par Cour des chefs. Le chef Marc Boissieux nous a accordé une interview ! 

« Mon rôle en cuisine consiste, par mes choix, mon imagination, mes créations, à relayer le travail de la nature, de l’artisan, afin de pouvoir vous offrir le meilleur. »

C’est à cette citation de Fabrice Bonnet [Grand chef Lyonais] que les 21 étudiants de l’IUT Lyon 1 ont essayé de répondre dans une compétition acharnée ce jeudi 26 février. Organisé par l’association Cour Des Chefs, ce concours type Masterchef met en compétition 7 équipes de 3 coachées puis jugées par de grands chefs tels que Marc Boissieux, Philippe Gauvreau, Fabrice Bonnot, ou encore Yoann Chapuis.

A l’issue de cette journée, l’équipe gagnante a remporté le privilège de cuisiner le repas gastronomique de Cour Des Chefs dont tous les bénéfices seront reversés à Action Contre La Faim. De plus, elle ne cuisinera pas seule mais bel et bien auprès du chef Marc Boissieux, gagnant du concours télévisé Masterchef en 2013. Celui-ci s’est beaucoup impliqué pour l’association étudiante Cour Des Chefs afin de leur permettre de réaliser ces deux événements.
Plongés entre euphorie et stress, nous recueillons son témoignage…  

VotreTalent : Racontez-nous un peu, comment se passe le concours ?

Marc Boissieux : C’est génial et vraiment bien organisé. L’association a vraiment bien travaillé pour convaincre les partenaires de participer et jouer le jeu. Il y a une super ambiance et j’apprécie vraiment.

VT : Qu’est-ce qui vous a convaincu de participer à cet événement ?

M.B : J’ai toujours l’impression d’avoir 18 ans dans ma tête. J’ai toujours été très proche du monde étudiant, j’ai été étudiant, j’ai fait la fête et j’ai même été DJ. Je pense d’ailleurs que faire la fête mais aussi bien manger, c’est important pour être en forme !

VT : Comme vous nous le préciser, vous êtes passé par beaucoup d’activités différentes et avez même été infirmier. Qu’est-ce qui vous a conduit jusqu’à la cuisine ?

M.B : Je suis comme un chat, j’ai 9 vies ! Plus sérieusement, j’étais un bon élève et j’ai été poussé à poursuivre mes études. Mais les enseignements techniques comme les CAP étaient assez mal vus, ce qui heureusement change aujourd’hui… J’étais un peu perdu et après avoir enchainé les jobs, j’ai choisi de devenir infirmier parce que j’aime soigner. Mais la cuisine a toujours été présente dans ma culture et surtout synonyme de convivialité ! Ma mère cuisinait énormément pour notre famille et nos amis et m’a transmis cet amour de la cuisine. Dès que j’en avais l’occasion, je cuisinais pour mes amis. Je n’avais jamais pensé à faire de la cuisine mon métier, on ne nous en avait jamais parlé, mais elle a pris de plus en plus de place alors je me suis dit que ça valait peut être le coup de tenter ! Alors j’ai tenté Masterchef. Et vous connaissez la suite…

VT : Vous participez à beaucoup d’événements aux quatre coins de la France, comment vous arrivez à gérer ça ?

M.B : C’est une question d’organisation mais aussi de priorité. Il m’arrive parfois de refuser des événements pour voir ma femme et mes deux fils. Mais heureusement, en général, j’ai peu d’événements pendant les vacances scolaires, ce qui me permet vraiment de profiter d’eux.
Je les vois peu la semaine mais je suppose qu’il est préférable d’avoir un papa épanoui que l’on voit peu qu’un papa peu épanoui que l’on voit beaucoup, non ?

VT : Et alors quels sont vos prochains projets ?

M.B : Un restaurant qui sera ouvert début septembre à Lyon si tout se passe bien. Le projet se précise, ce qui est super.  J’ai aussi des projets de consulting pour créer des cartes de restaurants, en pâtisserie, des stages… Bref, beaucoup de boulot !

VT : Une question plus générale que l’on se pose souvent et que nos candidats se sont surement posé : quand vous avez tant d’ingrédients différents, comment faites-vous pour réaliser une recette qui fonctionne bien ? Du feeling, la technique, la connaissance ?

M.B : Il y a du feeling et de l’expérience. Je lis des livres, je regarde des émissions culinaires, j’ai beaucoup mangé au restaurant… C’est très important de se tenir au courant de ce qui se fait pour trouver de nouvelles inspirations ailleurs. Aujourd’hui, on invente plus mais on crée de nouvelles manières de cuisiner, on refait découvrir les ingrédients qu’on connaissait déjà !

VT : Cela va nous permettre de finir avec une touche plus théorique… Si vous deviez donner une définition de la grande cuisine, la cuisine gastronomique, quelle serait-elle ?

M.B : Elle doit être bonne, conviviale et chaleureuse. Elle est évidemment bonne mais dégustée dans un super cadre, c’est bien mieux. On profitera davantage d’un bon plat de pâtes avec des amis et accompagné d’une super vue, que d’un homard dans une pièce triste et sombre. Le partage est vraiment important ! Dites-vous bien que seul, dans mon appartement à Paris, j’en arriverai à la tranche de jambon et aux knackis, fou pour un Masterchef non ?

VT : En même temps, cela se comprend… Et bien au moins, malgré le suspense, nous pouvons être sur d’une chose, votre nouveau restaurant sera convivial !

M.B : Tout à fait, autant en service qu’en cuisine, nous serons proche des clients et ce sera chaleureux !

A l’issue de cette journée, tout le monde est extenué mais repart avec des souvenirs inoubliables. On attend avec impatience le repas gastronomique de Cour des Chefs du 24 mars ainsi que l’ouverture du restaurant de Marc Boissieux en septembre prochain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *