Cinquante nuances de Grey : Un succès littéraire (presque) inexplicable

Cinquante nuances de Grey : Un succès littéraire (presque) inexplicable

À l’occasion de la sortie de 50 nuances de Grey au cinéma, l’équipe Votre Talent vous propose non pas un article, mais bien trois autour de cette histoire désormais connue de tous. Aujourd’hui, nous revenons aux origines de cette aventure érotique avec notre chronique littéraire.

Future diplômée de littérature, Anastasia Steele se voit contrainte de remplacer sa meilleure amie pour une interview un peu spéciale puisqu’elle doit interroger Christian Grey, le très célèbre mais mystérieux entrepreneur. Au fur et à mesure de leurs rencontres, la jeune femme est de plus en plus troublée face à cet homme qui l’intimide. Jusqu’au jour où celui-ci tombe le masque en lui proposant un contrat un peu particulier…

À l’origine 50 nuances de Grey est une fan-fiction de la saga Twilight. Écrite par l’auteure E.L James, elle est très vite repérée par la maison d’édition Vintage Books. Suite à différents changements notamment au niveau des personnages, le livre sort en 2012. C’est aussitôt un succès mondial, si bien que suivront 50 nuances plus sombres et 50 nuances plus claires, eux aussi très populaires en librairies. Cet engouement intrigue et suprend de nombreuses personnes, et surtout les critiques. Si ce n’est pas le premier roman romantico-érotique, cet ouvrage marque bel et bien le début du mouvement « mommy porn » et la multiplication d’oeuvres du même genre. Dernièrement, en France, nous avons pu voir par exemple la série After d’Anna Todd, dernier succès érotique en date. Mais, revenons à notre trilogie puisqu’une question subsiste encore sur les lèvres de nombreuses personnes : 50 nuances de Grey est-il un si bon livre que ça?

Si je prends mes lunettes de littéraire, il est impossible pour moi de répondre oui à cette question. Même si la traduction française laisse (vraiment) à désirer, le texte original n’est quant à lui pas non plus en reste. Langage très cru, surnoms absurdes en tout genre (particulièrement agaçants dans le second tome), fautes toutes les deux pages : il semble bel et bien que le style n’est pas l’atout majeur de cette trilogie. Mais si j’enlève ce regard subjectif, que se passe-t-il? Je suis troublée au premier, agacée au second et lassée au troisième. L’intrigue ressemble à beaucoup d’autres : est-ce vraiment impossible d’écrire un roman érotique sans mâle bien bâti et dominant, sans jeune vierge effarouché, sans secrétaires blondes, sans petite soeur délurée, sans hommes torturés par son enfance ? L’histoire meurt au long des livres sous les clichés et les scènes de sexe – il faut bien en parler, non? – très redondantes à un tampon près (private joke entre lecteurs de Fifty shades).

Malgré tous ces désagréments, le livre plaît. Grâce à lui, de nombreuses personnes ont pu s’interroger sur leurs propres sexualités, leurs propres envies et fantasmes. Une sorte de révélation générale qui se confirme par la curiosité ambiante face à l’adaptation cinématographique dont on vous parlera vendredi.

En attendant, vous pouvez succomber au premier tome de la trilogie, les autres ayant peu d’intérêts, ou tout simplement nous partager votre avis sur ces romans, voire l’adapation.

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