« Je me suis tue » de Mathieu Manegaux : la confession d’une criminelle et un premier roman réussi

"Je me suis tue" de Mathieu Manegaux : la confession d'une criminelle et un premier roman réussi

Mathieu Manegaux donne la parole à une femme, victime et criminelle. Elle a réussi à passer sous silence son viol, au profit de son rêve de devenir maman. Une confession cash à lire d’une traite. Du fond de sa cellule de la maison d’arrêt des femmes de Fresnes, Claire raconte le crime dont elle a été victime. Mais aussi celui qui la poussera à un commettre un. Claire et Antoine forment un couple amoureux. Amoureux, mais Antoine est stérile et Claire ne le supporte pas. Un soir, elle se fait violer dans un tunnel par un inconnu, mais ne dit rien. Quelques jours plus tard, elle s’aperçoit de sa grossesse, et ne dit toujours rien. « Je me suis tue », répète-t-elle. Un miracle pour Antoine, jusqu’aux jours où il ne se trouve aucune ressemblance avec cet enfant, et que Claire y voit le portrait craché de son violeur. « Je me suis tue » raconte comment une femme a pu passer sous silence « son » viol, au profit de son rêve de devenir maman. Cette confession de 130 pages à l’écriture cash réunit tous les critères du bon livre. Un enchaînement logique : un début intriguant, un milieu haletant, et une fin surprenante.

« Je me suis tue » est le premier roman de Mathieu Manegaux. Le premier, espérons-le, d’une longue série.