Invincible : Hommage à l’américaine

Adapté du best-seller de Lauren Hillenbrand, le second long-métrage d’Angeline Jolie, Invincible, retrace l’extraordinaire destin de Louis Zamperini. De ce film sorti la semaine dernière, nous vous proposons aujourd’hui un avis en demi-teinte.

Source : Braindamaged

Au départ, Louis Zamperini est un enfant bagarreur d’origine italienne. Grâce à son grand-frère, il prend peu à peu confiance en lui et devient un athlète olympique. Peu après, pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera tour à tour soldat pour l’armée américaine, naufragé et prisonnier de guerre au Japon. A travers toutes ces péripéties, Angeline Jolie rend hommage avec émotion à un homme qui a su rester fort mentalement malgré les épreuves.

Sous l’oeil de la réalisatrice, cette histoire vraie devient toute de suite beaucoup plus forte. Les scènes clés sont toujours intelligemment accompagnées de musiques puissantes ou émouvantes. Alliées à un silence fortement présent, elles défilent et provoquent chez le spectateur de multiples émotions. Quelques touches comiques sont par ailleurs judicieusement placées afin d’apaiser une atmosphère pesante, à l’image de l’époque. Une ambiance renforcée par des moments de violence et de torture.

Le choix des acteurs est également un point important à souligner. La ressemblance entre Jack O’Connell et C.J.Valleroy est époustoufflante et appréciable, étant donné qu’ils jouent tous deux le rôle de Louis Zamperini. Un personnage historique qu’interprète avec force et brio l’acteur de Skins pour son premier grand rôle au cinéma. Tout au long du film, il est aussi possible de reconnaître des comédiens plus au moins connus comme Domhnall Gleeson (Harry Potter, Il était temps), Finn Wittrock (Noé), Garrett Hedlund (Sur la route) et Jai Courtney (Divergente).

Malgré tous ces aspects positifs, l’adaptation souffre par moments de certaines longueurs comme lors du naufrage. Sur les mêmes sujets (naufrages, guerres, tortures), d’autres films existant semblent plus proches de la réalité qu’Invincible, d’autant plus en sachant qu’une des scènes de punition dure plus longtemps que celle endurée par Louis Zamperini à l’époque. Ce côté épique, renforcé là-encore par la musique, peut donc déranger certaines personnes même s’il répond tout simplement aux caractéristiques des films américains du même genre.

En dépit de ces quelques défauts, Invincible reste un très bel hommage à Louis Zamperini, décédé en juillet dernier, et s’inscrit ainsi dans le devoir de mémoire tout en mettant en lumière de jeunes acteurs.

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