Comme une histoire tendre sous les yeux

Comme une histoire tendre sous les yeux

Comme un air de tendresse au bout des doigts attendait patiemment son tour sur mes étagères depuis septembre. Le temps était venu pour moi de découvrir les trésors que ce livre dissimulait.

Chez Esperluète éditions, maison d’édition indépendante belge, une importance non-négligeable est accordée au texte et à la poésie des mots mais aussi à celles des illustrations qui les accompagnent. Dans ce livre, la douce écriture de Frédérique Doplphijn se confond aux dessins torturés et métaphoriques d’Annabelle Guetatra. Ces deux femmes racontent l’histoire de deux soeurs, Cheyenne et Abeille, tantôt enfants, tantôt adultes.

Pendant une petite centaine de pages, nous suivons le deuil des deux personnages suite au décès de leurs mères. Leurs rapports au monde qui les entoure et au passé sont évoqués avec beaucoup de pudeur. Ainsi, le lecteur s’amuse à deviner la suite et à poser ses propres mots sur les maux fraternels. Tour à tour, les souvenirs d’autrefois et le quotidien actuel des deux soeurs s’entremêlent pour donner une dernière touche de tendresse au reste de l’oeuvre.

Il est impossible de ne lire cet ouvrage qu’une seule fois. Tant d’interprétations sont possibles, tant de lectures sont imaginables. Un livre à garder donc tout près du coeur et ce, tout au long de sa vie. Un livre aussi à offrir pour dire « Je t’aime » à notre ou nos complices de toujours face au quotidien : nos frères et soeurs.

Comme un air de tendresse au bout des doigts, Frédérique Dolphijn et Annabelle Guetatra, Esperluète éditions, 18 euros.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *