Interview : Virgil Virtuose Lyrical

Virgil est un rappeur, originaire de Bordeaux, sud-ouest de la France. Dans le milieu musical depuis les années 2000 et auteur de trois albums, Virgil nous fait l’honneur d’un entretien téléphonique.

VT : Bonjour Virgil ! Depuis combien de temps exactement fais-tu du rap ?
V : J’ai commencé en 1998 car j’étais animateur dans une radio locale. Au début, j’étais avec un groupe et je suis parti plus tard en solo. 

VT : Et pourquoi tu t’es séparé de ton groupe ? 
V : Nous avions commencé ensemble en 2001 mais nous nous sommes séparés car nous n’avions plus les mêmes envies, les mêmes tendances. J’ai donc commencé ma carrière solo en 2007.

VT : Qu’est-ce qui t’inspire pour écrire tes textes ? 
V : Mes textes sont des thèmes universels. Je veux toucher tout le monde, je parle des relations parents/enfants mais également de l’immigration, qui est un sujet actuel et universel. Mais j’aime bien que ma musique soit festive, que les gens dansent. Je fais également des autocritiques, j’aime transmettre des messages positifs et parler du dépassement de soi. Je soigne la mélodie mais les textes ont d’autant plus d’importance.

VT : Parles nous un peu de ton dernier opus, comment s’est passée la conception et surtout quelle ambiance le public retrouve par rapport à tes deux  premiers albums ?
: Mon album a été conçu en 2 ans. Je suis parti enregistrer à Chicago, Bordeaux et Biarritz. C’est très varié avec de nombreuses influences. Chaque morceau est fort, a une identité. Je ne veux pas me venter mais c’est l’un de mes meilleurs albums, il est plus soigné, plus élaboré et surtout il y a de belles collaborations. J’ai travaillé avec  Tribaljam, Cici Melody, Squeege et beaucoup d’autres ! Je suis vraiment fier de mon travail, je dirais que cet album est plus abouti que les précédents. Il y a aussi une intervention de Youssoupha et Abd Al Malik !

VT : En tout cas le titre « Où que tu ailles » est fort et triste. Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire une chanson de ce genre ? Est-ce une expérience personnelle ou pas du tout ?
V : Non du tout. Je trouve qu’on ne parle pas assez de ces personnes qui ont élevé un enfant seule. Dans certains cas, les enfants décident plus tard de partir avec le parent qui ne l’a pas pris en charge laissant seul l’autre… C’est un thème intéressant à traiter.

VT : Aujourd’hui, le rap français est un peu dénié par certaines personnes qui trouvent que les textes n’ont plus de sens… Qu’aurais-tu à répondre ? 
V : C’est vrai que le rap français à bien changé ! Bon je parle au nom de ma génération mais avant il y avait de vrais sujets, les textes étaient pensés, bien conçus.  Aujourd’hui, un rappeur n’a plus vraiment de thèmes précis dans ses chansons. Dans les musiques c’est avant tout du clash et surtout ils copient les américains, ce qui est vraiment dommage… Mais il y a encore de bons artistes !

 VT : J’ai également lu que tu avais fait pas de mal de premières parties comme celle de Hocus Pocus. Comment le public t’accueille-t-il, car c’est bien connu les premières parties ne sont pas toujours simples à assurer… 
V : C’est vrai que ce n’est pas facile ! Mais j’ai assuré les premières parties dans le sud-ouest donc j’ai déjà une certaine notoriété. Il faut dire que les premières parties que j’ai faites étaient pour des artistes du même univers que moi. Ca aide vous savez !

VT : Quand est-ce que le public pourra te retrouver sur scène ?
V : Je serai à Cholet à côté de Nantes le 26 octobre. Il y a d’autres dates prévues en 2015 et en attendant vous pouvez me retrouver tous les vendredis soirs sur Radio-mdm.fr pour mon émission Street Vibe Show !

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– Propos recueillis par Céline Akoum- 

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