Demain Les Chats : le roman qu’il vous faut !

Demain Les Chats : le roman qu'il vous faut !

Après les fourmis, les humains miniatures, les dieux et tout un tas de personnages, Bernard Werber s’est attaqué à la gente féline. Résumons : Werber, des chats… Il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’acheter le roman – en librairie bien sûr, pas sur un vilain site qui ne paye pas ses impôts.

Demain Les Chats. Un titre énigmatique, pour un roman énigmatique, sur une espèce énigmatique, avec un résumé au dos du livre… énigmatique ! Je vous rassure, je n’ai pas perdu de pari, et mon but n’est pas de placer le mot « énigmatique » le plus de fois possible ! Non, si j’ai choisi cet adjectif, ce n’est pas pour rien. Je m’explique.

Le sujet du roman est clair : les chats. Mais pourquoi « demain » ? Suis-je la seule à m’être interrogée sur le titre ? Je pense – j’espère – que non. Les œuvres de Bernard sont toujours pleines de surprise, un poil – voire une fourrure – perchées, avec des fins souvent inattendues. Je pense notamment au cycle des dieux, qui m’avait littéralement laissée sur le cucul.

Si le roman commence plutôt normalement, je me doutais que la suite allait se corser. En même temps, je n’en attendais pas moins de la part de Bernard Werber. Quand un auteur s’est battu pendant des années pour faire publier son roman sur des fourmis, dont personne ne voulait, et qui est finalement devenu un best-seller… Ben voilà quoi, on espère toujours que le prochain roman sera bien barré.

Concrètement, Demain Les Chats, c’est l’histoire de Bastet, une jeune chatte parisienne. Déjà, rien que le fait que l’héroïne se prénomme Bastet, et non Pupuce, ça annonce la couleur. Ben ouais, tout le monde n’a pas droit à un nom de déesse égyptienne, et encore, mes chats s’en tirent bien : Midona, comme dans The Legend Of Zelda, et Lupin, comme ce cher professeur – on a connu pire dans ma famille, vraiment.

lupin

Le narrateur n’est autre que Bastet. Parce que qui mieux qu’un chat saurait conter sa propre histoire ? Nous, pauvres humains, ne sommes pas à la hauteur, c’est évident. Non seulement nous ne marchons que sur deux de nos pattes, mais en plus nous n’avons pas de moustache… Quelle honte !

Dès le début du roman, j’ai accroché. Je retrouvais tellement de pensées, de réactions que j’ai attribuées maintes fois à mes matous chéris. Ce côté dédaigneux et précieux, cette impression que nous sommes leurs esclaves plutôt que leurs maîtres… Avec beaucoup d’amour, de ronrons et de petits coussinets tous doux à caresser, bien sûr. Avoir le point de vue de Bastet sur le monde qui l’entoure, son quotidien, les chiens… le tout signé Bernard Werber… Forcément, c’est savoureux.

Mais, encore une fois, je savais que nous n’en resterions pas là. Et j’avais raison ! Si je vous dis qu’à travers le regard d’une chatte, l’auteur arrive à nous parler du terrorisme, de la guerre, de l’évolution et même de l’Histoire, vous me croyez ?

Le mieux, c’est d’aller voir par vous-même ! Foncez dans votre librairie préférée, et faites(-vous) un super cadeau : Demain Les Chats, est un roman à offrir aux amateurs de chats, bien sûr, mais pas que. Personnellement, j’ai beaucoup aimé, alors pourquoi pas vous ?