Mission Florimont : a pièce to see

Mission Florimont : a pièce to see

Samedi 5 novembre, j’ai enfin rencontré Aurélien et Céline, ceux sans qui Votre Talent n’existerait pas – et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais… lalala. Mais je suis aussi allée voir une pièce de théâtre fort sympathique. Alors aujourd’hui, je vous en parle – ça vous changera des zombies d’hier.

Il fait froid, il pleut, avec mon cher et tendre nous avons passé trois plombes dans les bouchons pour repartir de Confluence… Mais voilà, après moult péripéties, nous arrivons enfin au théâtre, accompagnés de sa famille. La pièce est jouée à La Comédie Odéon, dans le centre de Lyon. Je connais le quartier, mais pas le lieu, qui est en fait un café-théâtre. Nous prenons place dans de confortables fauteuils rouges, la salle n’est pas trop grande, assez intimiste, bref, tout ce que j’aime !

Les fameux coups sont frappés, la pièce commence. Petit hic au début : on n’entend pas très bien l’actrice. Et puis le sourire ne me vient pas tout de suite. Je me dis mince, si ça se trouve je ne vais pas aimer… Crotte de bique ! Mais non, finalement, après quelques secondes, la mayonnaise prend. Et elle est presque aussi bonne que celle de ma maman ! Bon, plus sérieusement, trêve de métaphores culinaires – la faute au CAP Cuisine que je prépare – et intéressons-nous à la pièce, puisque vous êtes là pour ça, chers lecteurs.

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Mission Florimont, c’est l’histoire d’une alliance entre la France et Constantinople. Nous sommes en 1534, et le Roi François désire faire ami-ami avec les Turcs. Seulement voilà, Charles Quint, le souverain espagnol, ne l’entend pas de cette oreille. Il capture, torture et zigouille tous les messagers envoyés par la France. Désespéré, le Roi François ne sait plus quoi faire. Son conseiller lui suggère alors un plan fou : si tous les professionnels ont échoué, pourquoi ne pas envoyer l’homme le moins qualifié du Royaume ? Logique inversée, quand tu nous tiens ! Et cet homme, c’est Florimont de la Courneuve, bâtard et gai luron à ses heures perdues. Vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu – c’est tout l’intérêt de la pièce.

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Si j’ai ri ? Carrément ! J’ai même pleuré de rire ! Pourtant, même si je suis quelqu’un d’assez ouvert et éclectique, j’ai souvent du mal à rire en public. Dans ma tête, je me dis que c’est vachement drôle, mais mes zygomatiques ont du mal à s’activer. Donc pour le coup, c’était réussi ! Les acteurs ne sont que cinq mais jouent une multitude de rôles différents, qui leur vont comme un gant. Ils se glissent dans la peau de tel ou tel personnage en une fraction de secondes, ils dansent, ils chantent, et ils rient. C’est bien mené, on ne s’ennuie pas, et on ressort avec leurs chansons un tantinet débiles en tête – quesadillas, tapas, patatas con frutas

Le comique de répétition fait leur force, tout comme les différents personnages, hyper-stéréotypés ou étranges, mais aussi hyper-convaincants. Le ridicule ne tue pas, tout comme les collants roses ou les gabardines. Alors un conseil : réservez vos places si la pièce passe près de chez vous. Ca fait du bien au moral, et pas trop de mal au porte-monnaie.