Doctor Strange : Les Avengers Psychédéliques

Doctor Strange : Les Avengers Psychédéliques

Il y a un peu plus d’une semaine maintenant, j’ai enfin pu découvrir le nouveau bébé Marvel. Geek dans l’âme, amatrice de super-héros et carrément fan de l’univers de Stan Lee depuis Les Gardiens de la Galaxie et les séries Netflix, je me devais d’aller le voir, non ? Et puis, cerise sur le gâteau – voire tout l’intérêt du gâteau – mon cher et tendre Benedict Cumberbatch y tient le rôle principal, alors forcément…

Je suppose qu’à moins de vivre dans une grotte, vous n’avez pas pu passer à côté de la sortie de ce nouveau film de la franchise. Il faut dire qu’ils ont mis le paquet niveau com’. Et parfois, ça me fait un peu peur. Vous savez, on se dit toujours « c’est trop beau pour être vrai », comme dans Top Chef quand le mec apporte une assiette trop belle mais que le goût ne suit pas quoi… Moi j’ai tendance à craindre les BA qui en montrent trop – du coup ces derniers temps je les zappe volontairement. On a toujours peu d’être déçu, surtout quand on attend un film depuis un petit moment…

Vient donc la question existentielle : ai-je été déçue par Doctor Strange ? Beaucoup de personnes ont eu la chance de le voir en avant-première, notamment à Paris à la fin de la Comic Con – et en VO, bande de petits veinards ! – mais j’ai réussi à passer entre les premières vagues de spoil. Mercredi 26, je pénètre dans la salle, bien accompagnée, et après une avalanche de publicités pourries – coucou Danette et Brice – je peux enfin me plonger dans cette autre réalité.

Petit topo : Stephen Strange est l’un des meilleurs neurochirurgiens de son époque, et aime le crier sur tous les toits. Bref, un personnage taillé pour Benedict Cumberbatch, qu’on adore détester, et qu’on rêverait d’entendre nous contredire. Il fréquente de plus ou moins près une collègue trop canon, Christine Palmer, interprétée par Rachel McAdams. Le hic c’est que, quand on aime rouler comme un gros taré à fond les ballons tout en regardant son téléphone, ça finit mal. Après un bon gros accident, notre neuro imbu de lui-même ne peut plus travailler : ses mains tremblent sans cesse. Il cherche désespérément un moyen de se sauver, persuadé qu’il trouvera LA solution, là où tous ses confrères ont échoué – ben ouais, c’est le meilleur, et il le sait, ne l’oubliez pas.

A force de creuser, il entend parler d’un homme qui aurait réussi à soigner sa paralysie. Il décide de le rencontrer, pour découvrir son secret. La réponse ? Foncer au Népal, pour rencontrer l’Ancien – joué par Tilda Swinton, oui oui. Après quelques blagues vaseuses sur les chakras, Stephen Strange découvre une partie des « autres réalités », celles qui pourraient lui permettre de redevenir un brillant médecin – et une grosse tête à claques. Commence alors une quête initiatique un tantinet psychédélique, ponctuée de moments bien chouettes.

Même si Doctor Strange n’est pas le meilleur Marvel de tous les temps et ne vient pas, selon moi, détrôner Les Gardiens de la Galaxie et Deadpool, j’ai passé un très bon moment. Le casting est top, le scénario simple mais efficace, et les scènes de combat plutôt épiques. Alors si vous ne l’avez pas encore vu, foncez dans les salles obscures… Quoi de mieux qu’un bon film pour occuper les froides journées d’automne ? Et en plus, y a Cumberbatch…